Une nouvelle attaque armée a été signalée tôt le matin de ce samedi 27 décembre dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Des hommes armés non identifiés ont pris pour cible une position de l’Union des Patriotes pour la Libération du Congo (UPLC) située à Liboyo, un village localisé sur l’axe Njiapanda-Kambau, dans le groupement Bapakombe, secteur de Bapere.
Selon les informations communiquées par l’UPLC, l’attaque est survenue aux environs de 5 heures du matin, alors que la population locale vaquait déjà à ses occupations matinales.
Les assaillants ont ouvert le feu sur cette position, provoquant une riposte immédiate des éléments de l’UPLC. Des échanges de tirs ont été enregistrés pendant plusieurs minutes.
Le porte-parole de l’UPLC, John Mahangaiko, affirme que les combattants de ce mouvement ont réussi à repousser les assaillants. Il indique qu’un des attaquants a été neutralisé au cours des affrontements et que son arme à feu a été récupérée.
Toujours selon la même source, plusieurs autres présumés assaillants auraient été capturés, sans qu’un bilan chiffré précis ne soit communiqué.
Cette attaque a semé la panique au sein de la population civile, entraînant des déplacements temporaires de plusieurs habitants de Liboyo .
Des civils ont également été touchés lors des échanges de tirs.
D’après des sources locales, au moins quatre personnes ont été blessées par balles. Les victimes ont été évacuées vers l’hôpital général de référence de Mambowa, situé à Njiapanda, où elles reçoivent actuellement des soins médicaux.
Aucune information officielle n’a été donnée sur leur état de santé.
Face à cette situation, l’UPLC condamne cette attaque et appelle les jeunes de l’axe Manguredjipa à ne pas se laisser manipuler par des individus hostiles à la paix et à la stabilité de la région.
Le porte-parole de ce mouvement a par ailleurs réaffirmé l’attachement de l’UPLC aux idéaux républicains ainsi que sa collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC, dans le cadre de la sécurisation de la zone.
Cette attaque intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans le secteur de Bapere. À noter que la même position de l’UPLC à Liboyo avait déjà été attaquée le 4 décembre dernier, il y a quelques semaines.
La rédaction