Dans un communiqué officiel, l’UCC précise que cette directive vise à préserver l’ordre public et la sécurité nationale durant le processus électoral en cours. La mesure concerne plusieurs aspects clés des télécommunications sur l’ensemble du territoire ougandais.
Services concernés par la restriction
Selon la Commission ougandaise des communications, les restrictions portent notamment sur :
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l’accès public à Internet ;
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la vente et l’enregistrement des cartes SIM ;
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l’itinérance des données sortantes (data roaming sortant).
Ces limitations s’appliqueront temporairement et seront levées à l’issue de la période électorale, selon l’évolution de la situation sécuritaire.
Des exceptions prévues pour les services essentiels
L’UCC a toutefois tenu à rassurer la population en annonçant des dérogations pour les services essentiels, afin d’éviter toute perturbation critique. Sont notamment exemptés :
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les services de santé ;
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les services bancaires et financiers ;
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les systèmes gouvernementaux stratégiques.
Ces secteurs continueront de fonctionner normalement afin d’assurer la continuité des services vitaux à la population.
Une mesure controversée mais récurrente
La coupure d’Internet en période électorale n’est pas une première en Ouganda. Ces décisions suscitent régulièrement des débats, notamment sur le respect des libertés numériques, la liberté d’expression et l’impact économique sur les entreprises dépendantes du numérique.
Les autorités affirment cependant que ces mesures sont temporaires et motivées par des impératifs de sécurité nationale.
À l’approche des échéances électorales, l’Ouganda opte une nouvelle fois pour un contrôle renforcé des communications numériques. Reste à savoir combien de temps dureront ces restrictions et quel en sera l’impact sur la population et l’économie du pays.
LA RÉDACTION