RDC – Burundi : Pas de retrait des troupes tant que la mission n’est pas achevée

Le Burundi refuse de retirer ses troupes de la RDC tant que leur mission n’est pas finalisée. Seule Kinshasa peut décider d’un éventuel retrait, affirme Édouard Bizimana.

La tension politique autour de la présence militaire burundaise en République démocratique du Congo refait surface. Alors que certaines voix réclament un retrait immédiat des troupes, le porte-parole du gouvernement burundais, Édouard Bizimana, a tranché : pas de retrait tant que la mission n’est pas entièrement accomplie. Ce positionnement réaffirmé clarifie l’engagement sécuritaire entre Bujumbura et Kinshasa.

La position ferme du Burundi : priorité à l’achèvement de la mission

Lors d’une déclaration officielle, Édouard Bizimana a rejeté toute idée de départ anticipé des troupes burundaises déployées dans l’est de la RDC. Selon lui, l’intervention burundaise répond à un accord bilatéral, visant à stabiliser des zones fortement menacées par des groupes armés.

« Le retrait n’est pas envisageable tant que la mission n’est pas accomplie », a insisté Bizimana.

Cette précision montre que la coopération militaire entre les deux pays reste active, malgré les appels locaux ou régionaux demandant une reconsidération de cette présence.

Kinshasa, seul décideur d’un éventuel retrait

L’aspect central de la déclaration du responsable burundais réside dans cette phrase :
« Seule la République Démocratique du Congo peut demander ou décider du retrait des troupes. »

Ainsi, malgré les critiques ou pressions externes, :

  • Le Burundi ne prendra aucune décision unilatérale,

  • Le partenariat sécuritaire reste sous leadership de Kinshasa,

  • Le mandat reste actif jusqu’à nouvelle demande officielle du gouvernement congolais.

Ce rappel du cadre juridique et diplomatique renforce la légitimité de la présence militaire burundaise sur le sol congolais.

Un contexte sécuritaire toujours instable dans l’est de la RDC

L’intervention des troupes burundaises fait partie d’un ensemble d’accords régionaux visant à contrer :

  • les groupes armés opérant dans le Sud-Kivu,

  • les mouvements transfrontaliers menaçant la stabilité,

  • la montée de tensions liées aux conflits communautaires.

La mission n’étant pas encore achevée selon Bujumbura, un retrait serait prématuré et risquerait de fragiliser davantage la zone.

Pourquoi ces appels au retrait ?

Plusieurs acteurs de la société civile et responsables politiques congolais ont récemment demandé :

  • plus de transparence sur les opérations conjointes,

  • une évaluation du rôle des troupes étrangères,

  • un repositionnement des stratégies sécuritaires.

Ces appels interviennent dans un contexte où les populations locales réclament davantage de protection, mais aussi plus de souveraineté sécuritaire.

Le partenariat RDC–Burundi : un enjeu stratégique régional

La coopération entre Kinshasa et Bujumbura s’inscrit dans la dynamique plus large des Grands Lacs. Elle vise :

  • la stabilisation des zones frontalières,

  • le partage des renseignements,

  • la lutte contre les groupes rebelles transnationaux.

Tant que ces objectifs ne sont pas remplis, la présence militaire burundaise reste, selon son gouvernement, indispensable.

La position du Burundi est claire : les troupes resteront en RDC jusqu’à la fin de leur mission. C’est à Kinshasa  et uniquement à Kinshasa  de prendre la décision d’un retrait éventuel. Dans une région en proie à l’instabilité, cette collaboration sécuritaire apparaît décisive pour atteindre une paix durable.

LA REDACTION

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