À Kananga, la société civile de la commune de Lukonga hausse le ton face au retard observé dans la mise en œuvre des projets d’infrastructures. Son représentant, Anaclet Mubadi Kapongo, président des cadres de concertation, interpelle les autorités provinciales sur la nécessité de lancer sans délai les travaux annoncés.
Dans une déclaration publique, il s’adresse directement au gouverneur du Kasaï Central, Moïse Kambulu, l’invitant à garantir l’exécution effective des chantiers attribués à l’entreprise Safrimex. Selon lui, la commune de Lukonga figure parmi les quatre entités concernées par ce programme d’aménagement portant sur 228 avenues.
Cependant, il dénonce une application partielle du projet, révélant que seules trois avenues — Tshikunda, Kamiji et du 24 Novembre — ont été retenues pour l’instant. Une situation jugée insuffisante au regard des besoins réels de la population locale.
Par ailleurs, Anaclet Mubadi Kapongo alerte sur la dégradation préoccupante des infrastructures dans la commune. Ses investigations font état de plus de 80 têtes d’érosion recensées, un phénomène qui affecterait la quasi-totalité des avenues et aggraverait les conditions de vie des habitants.
Face à cette situation critique, il appelle à une mobilisation accrue des autorités compétentes afin d’assurer le démarrage effectif des travaux et d’envisager leur extension à d’autres axes routiers.
L’objectif est de contenir la progression des érosions et d’améliorer durablement le cadre de vie dans cette partie de Kananga.
Cet appel met en lumière l’urgence d’une réponse coordonnée des pouvoirs publics pour relever les défis d’aménagement urbain dans la province du Kasaï Central.
Nestor ilo
