Plus de 1 500 réfugiés issus de neuf nationalités différentes se sont réunis ce samedi 09 mai 2026 au siège de la communauté des réfugiés congolais en Ouganda, lors d’une grande rencontre consacrée à l’autonomisation économique et aux opportunités de développement.
Les participants provenaient notamment du Rwanda, du Burundi, de la RDC, du Soudan du Sud, du Soudan, de la Somalie, de l’Érythrée, de l’Éthiopie et du Pakistan, aux côtés du pays hôte, l’Ouganda.
Cette rencontre avait pour objectif principal de sensibiliser les réfugiés à l’entrepreneuriat, à la valorisation des talents et à l’indépendance financière, dans un contexte où plusieurs pays donateurs privilégient désormais les projets favorisant l’autonomie des bénéficiaires.
Selon les organisateurs, les partenaires internationaux ont insisté sur l’importance pour les réfugiés de se lancer dans les affaires, de développer des activités génératrices de revenus et d’exploiter leurs compétences personnelles afin d’améliorer leurs conditions de vie.
Les pays donateurs privilégient désormais les réfugiés autonomes
Au cours des échanges, les représentants des pays donateurs ont expliqué que les programmes actuels accordent une attention particulière aux personnes capables de démontrer une certaine autonomie financière.
Ils ont également souligné que les possibilités de réinstallation dans certains pays occidentaux deviennent de plus en plus exigeantes, plusieurs États souhaitant accueillir des personnes prêtes à travailler, entreprendre et contribuer au développement économique.
« Aujourd’hui, plusieurs pays donateurs encouragent les réfugiés à devenir autonomes financièrement avant même d’envisager certaines opportunités de réinstallation », ont indiqué certains intervenants.
Les femmes bénéficieront d’un soutien majoritaire
Le président de la communauté, Bulongo Douglas, a confirmé que ces opportunités seront réparties en deux catégories afin de soutenir davantage les femmes réfugiées.
Selon lui, 70 % des appuis seront destinés aux femmes, tandis que 30 % concerneront les hommes.
« Les femmes seront soutenues à hauteur de 70 %, contre 30 % pour les hommes, afin de renforcer leur autonomie et leur participation dans les activités économiques », a-t-il déclaré.
Une rencontre marquée par l’espoir et la solidarité
Cette rencontre a également permis aux différentes communautés de renforcer les liens de solidarité entre réfugiés vivant en Ouganda et d’échanger sur les défis quotidiens liés à l’intégration, à l’emploi et à l’éducation.
Les organisateurs espèrent que cette initiative ouvrira la voie à de nouveaux projets économiques, à des formations professionnelles et à un meilleur accompagnement des réfugiés dans la région.
JOSHMISHUMBI

