La situation sécuritaire demeure alarmante dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, où une nouvelle vague de violences attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a coûté la vie à au moins 22 civils en seulement trois jours.
16 civils massacrés à Kitoho et Mbau
Selon des sources de la société civile locale, au moins 16 personnes ont été tuées dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2026 lors d’attaques menées dans les localités de Kitoho et Mbau, en territoire de Beni.
Parmi les victimes figurent notamment un pasteur, son épouse, leur fille, ainsi qu’un enseignant, témoignant une fois de plus du caractère aveugle et brutal des attaques perpétrées contre les populations civiles.
Les assaillants auraient pris pour cible des habitations et des zones habitées, semant la panique au sein des communautés locales déjà confrontées à une insécurité persistante.
Un bilan de 22 morts en trois jours
Ce nouveau drame survient quelques jours seulement après une autre attaque meurtrière enregistrée le dimanche précédent dans la ville de Beni. Six membres de la communauté pygmée y avaient été tués dans des circonstances attribuées aux combattants ADF.
Avec ces nouvelles victimes, le bilan des violences s’élève désormais à au moins 22 civils tués en l’espace de trois jours, une situation qui ravive les inquiétudes quant à la détérioration de la sécurité dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
La société civile appelle à une protection renforcée
Face à cette recrudescence des attaques, les organisations de la société civile demandent aux autorités congolaises ainsi qu’aux forces engagées dans les opérations militaires conjointes de renforcer les dispositifs de protection des populations civiles.
Les habitants dénoncent la multiplication des incursions rebelles visant les villages, les axes routiers et les zones agricoles, malgré les efforts militaires déployés dans la région.
Les ADF, une menace persistante dans l’Est de la RDC
Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’organisation État islamique selon plusieurs rapports internationaux, sont accusés d’être responsables de milliers de morts dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis plus d’une décennie.
Malgré les opérations militaires menées par les forces congolaises et leurs partenaires régionaux, les rebelles continuent de mener des attaques meurtrières contre les civils, alimentant une crise sécuritaire et humanitaire qui demeure l’un des principaux défis de l’Est de la RDC.
LA REDACTION
