L’opposant congolais Martin Fayulu a vivement réagi à l’arrêté de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) suspendant toutes les activités académiques dans les établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et Bukavu, deux villes sous contrôle de l’AFC/M23.
Dans une déclaration, le président de l’ECiDé estime que cette décision est extrêmement grave et constitue, selon lui, une forme d’abandon des populations vivant dans ces zones.
« L’arrêté de la ministre de l’ESU suspendant toutes les activités académiques au sein des établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et de Bukavu me conduit à une conclusion : le pouvoir de Kinshasa est en plein dans le complot visant à la balkanisation de notre pays. »
Martin Fayulu affirme que la suspension des activités académiques affectera directement les étudiants et leurs familles, déjà confrontés aux conséquences du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Cette mesure signifie tout simplement que nos frères et sœurs vivant à Goma et à Bukavu, notamment les étudiants, sont abandonnés aux mains des rebelles de l’AFC/M23. »
L’opposant demande ainsi au gouvernement congolais de rapporter immédiatement cet arrêté. Pour Martin Fayulu, la continuité de l’enseignement et la protection du droit à l’éducation des jeunes Congolais doivent rester une priorité, même dans un contexte de crise sécuritaire.
« Je demande au gouvernement congolais de rapporter immédiatement cet arrêté. Il est temps de mettre fin à l’amateurisme. S’il vous plaît, ayez pitié des Congolais ! »
Cette sortie de Martin Fayulu intervient alors que la suspension des activités académiques dans les établissements publics concernés continue de susciter de nombreuses interrogations sur l’avenir des étudiants de Goma et de Bukavu, ainsi que sur la reconnaissance de leurs parcours et diplômes.
La décision du gouvernement relance ainsi le débat sur la manière de garantir le droit à l’éducation dans les zones affectées par le conflit et sur les mesures urgentes à prendre pour éviter que les étudiants ne soient les premières victimes de la crise qui secoue l’Est de la RDC.
JOSHMISHUMBI