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Beni : après une année scolaire perturbée, la société civile de Vurondo veut tourner la page des violences et retrouver ses écoles

by Zionnews
À Vurondo, dans le groupement Malio, en chefferie des Bashu, territoire de Beni, l’insécurité continue de peser sur l’avenir scolaire des enfants. Après une année scolaire 2025-2026 fortement perturbée par les violences, la société civile locale appelle les autorités à renforcer la sécurité afin de permettre la reprise effective des activités scolaires.

À Vurondo, dans le groupement Malio, en chefferie des Bashu, territoire de Beni, l’insécurité continue de peser sur l’avenir scolaire des enfants. Après une année scolaire 2025-2026 fortement perturbée par les violences, la société civile locale appelle les autorités à renforcer la sécurité afin de permettre la reprise effective des activités scolaires.

Vers la fin du mois de janvier 2026, plusieurs villages de cette localité avaient été ciblés par des attaques attribuées aux ADF, poussant de nombreux habitants à fuir et paralysant plusieurs activités dans la zone.

Pour Masika Mwenge Gentille, présidente de la société civile de Vurondo, les conséquences de ces violences restent lourdes pour la population et particulièrement pour les enfants. Elle explique que plusieurs familles ont quitté la région et que de nombreux élèves ont abandonné leur scolarité. Sur les cinq écoles qui fonctionnaient avant les attaques, seules trois ont pu aller jusqu’au terme de l’année scolaire 2025-2026, tandis que deux ont complètement fermé leurs portes.

« La vie est devenue difficile après les massacres. D’abord, la population a fui et plusieurs personnes ont déjà déménagé. Il ne reste qu’une petite partie des habitants ici. Concernant les écoles, plusieurs enfants ont abandonné leur scolarité à cause de la guerre. Avant le début de la guerre, nous avions cinq écoles qui fonctionnaient normalement. Sur les cinq, seules trois ont pu terminer l’année scolaire, tandis que deux ont complètement fermé. Nous voulons que, cette fois-ci, toutes les écoles puissent fonctionner normalement durant cette nouvelle année scolaire. Et pour cela, il faut la paix », déclare Masika Mwenge Gentille.

La société civile de Vurondo demande donc aux autorités de faire de la sécurisation de la zone une priorité, afin de favoriser le retour des habitants déplacés et de permettre aux écoles de fonctionner normalement. Pour cette structure citoyenne, sans paix et sans sécurité, les efforts visant à assurer la scolarisation des enfants risquent de rester insuffisants.

 

Maua Grace

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