l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi écarte l’hypothèse d’un report des prochaines élections en raison d’un manque de ressources financières. Intervenant dans le LiveSpaceX animé par Stanis Bujakera, il estime que les finances publiques disposent actuellement d’une marge suffisante pour permettre le financement du processus électoral.
Selon Nicolas Kazadi, la principale menace qui pourrait compromettre la tenue des élections dans les délais constitutionnels n’est donc pas financière, mais plutôt liée à l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Nicolas Kazadi : le problème n’est pas le financement
Interrogé sur l’éventualité d’un report des élections pour des raisons budgétaires, Nicolas Kazadi se montre catégorique.
Pour lui, les ressources financières ne constituent pas aujourd’hui le principal obstacle à l’organisation du scrutin. Il considère que l’État dispose d’une capacité suffisante pour accompagner financièrement le processus électoral.
« Ce n’est pas une question d’argent, mais de calendrier », résume-t-il.
L’ancien ministre estime ainsi que les débats sur les capacités financières de l’État ne doivent pas occulter les véritables contraintes auxquelles le pays pourrait être confronté.
Le conflit armé, principal risque pour le calendrier électoral
Nicolas Kazadi pointe notamment l’évolution du conflit armé dans l’Est de la RDC comme l’un des principaux facteurs susceptibles de perturber le calendrier électoral.
Selon lui, la persistance de l’insécurité pourrait compliquer l’organisation matérielle des élections dans certaines zones du pays et rendre difficile le respect des échéances prévues par la Constitution.
Face à ce risque, il insiste sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des accords conclus avec les États-Unis et le Rwanda, estimant que la résolution ou la stabilisation de la situation sécuritaire constitue un élément déterminant pour permettre au processus électoral d’avancer dans les délais.
La CENI et le calendrier technique au cœur des préoccupations
Au-delà de la situation sécuritaire, Nicolas Kazadi relève également une contrainte d’ordre technique et institutionnel.
Il évoque notamment la nécessité de refaire la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de mener ensuite les différentes étapes du processus électoral dans un calendrier relativement serré.
Pour lui, c’est précisément cette succession d’étapes qui constitue aujourd’hui l’une des principales difficultés.
La reconfiguration de la CENI, l’organisation des opérations électorales et le respect des échéances constitutionnelles nécessitent, selon son analyse, une accélération du processus.
2028 : le calendrier électoral déjà au centre des débats
Alors que la RDC se dirige progressivement vers les prochaines échéances électorales, les questions liées au calendrier électoral, à la sécurité et au financement prennent une importance croissante dans le débat politique.
Les déclarations de Nicolas Kazadi interviennent dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays et par les discussions autour des différents accords visant à ramener la paix.
Pour l’ancien ministre des Finances, la priorité est donc désormais d’éviter que les contraintes sécuritaires et techniques ne conduisent à un retard dans l’organisation des élections.
En clair, Nicolas Kazadi estime que l’argent ne serait pas le principal obstacle au prochain scrutin : le véritable défi serait de disposer du temps nécessaire pour réorganiser la CENI, sécuriser le territoire et respecter le calendrier constitutionnel.
JOSHMISHUMBI