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Lubero : la Société civile de Njiapanda mobilise pour une journée sans activité en mémoire des victimes du carnage de Ntoyo

by Zionnews

Un an après le massacre de Ntoyo, la douleur reste vive dans le secteur des Bapere, en territoire de Lubero au Nord-Kivu.

Pour honorer la mémoire des plus de 72 victimes de cette tragédie, la Société civile Forces vives, noyau de Njiapanda-Manguredjipa, appelle la population à observer une journée sans activité ce jeudi 10 septembre 2026. La décision a été prise mardi 8 septembre, à l’issue d’une assemblée extraordinaire tenue à Njiapanda.

Le massacre s’était produit dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 septembre 2025, dans le village de Ntoyo, situé sur l’axe Butembo-Manguredjipa. La plupart des victimes avaient été tuées alors qu’elles se trouvaient dans un lieu de deuil où elles passaient la nuit pour une veillée mortuaire. Des maisons et des véhicules avaient également été incendiés lors de cette attaque attribuée à des présumés combattants ADF.

Pour la Société civile de Njiapanda-Manguredjipa, cette commémoration doit dépasser les limites entre le secteur des Bapere et la chefferie des Baswagha. Katembo Kabunga Fiston, président de cette structure citoyenne, estime que les deux communautés partagent la même douleur et doivent rester unies face à cette tragédie. « Nous sommes un seul peuple. La douleur de Bapere est notre douleur », rappelle-t-il.

Ainsi, ce jeudi 10 septembre, les marchés et boutiques seront fermés, tandis que les motos, véhicules et activités champêtres seront à l’arrêt sur l’axe butembo-Manguredjipa. La population est appelée à consacrer cette journée à la prière et au recueillement, dans les églises et au sein des familles, tout en respectant les mesures barrières contre Ebola. À travers cette mobilisation, la Société civile entend également maintenir la pression pour que justice soit rendue aux victimes du massacre de Ntoyo.

Maua Grace

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