Monsieur Akilimali Samuel, directeur des programmes de L’Action pour la Réforme de la justice et la Promotion des Droits de l’homme (AJPRDH), vient d’être libéré après avoir été arrêté et détenu pendant 48h dans un cachot situé vers l’Office de route, dans la ville de Goma, selon les informations communiquées à la rédaction.
D’après son témoignage, cette arrestation est survenue alors qu’il quittait son bureau pour se rendre au camp de déplacés de Bulengo, où il devait poursuivre ses activités.
Akilimali Samuel affirme avoir été ciblé en raison de son apparence physique
À en croire Akilimali Samuel, les agents de l’ordre qui l’ont interpellé auraient justifié leur intervention par son apparence physique. Il rapporte que ces agents estimaient qu’il ressemblait à un Rwandais et en auraient déduit qu’il pouvait être un espion du M23.
Ces accusations, telles que rapportées par l’intéressé, soulèvent des préoccupations concernant les risques de profilage sur la base de l’apparence physique et les garanties devant entourer toute interpellation.
À ce stade, les circonstances précises de son arrestation, les motifs officiellement retenus par les agents concernés ainsi que les conditions de sa détention nécessitent des éclaircissements supplémentaires.
Des préoccupations pour les défenseurs des droits humains
En tant que directeur des programmes de l’AJPRDH, Akilimali Samuel participe aux activités liées à la défense des droits humains. Son arrestation, suivie de sa libération, remet au centre du débat la question de la protection des acteurs de la société civile dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible à Goma et dans la province du Nord-Kivu.
La lutte contre l’insécurité et l’espionnage présumé ne saurait dispenser les autorités compétentes du respect des procédures légales, du droit à la liberté et des garanties fondamentales reconnues à toute personne.
Un appel à la clarification des circonstances
La rédaction de Zionnews-tv.net estime nécessaire que les circonstances de cette interpellation soient clarifiées par les services concernés. Il importe notamment de déterminer les motifs de l’arrestation et de s’assurer qu’aucune personne ne soit privée de liberté sur la seule base de son apparence physique ou d’une suspicion non étayée.
La rédaction rappelle que les faits rapportés dans cet article reposent sur les déclarations attribuées à Akilimali Samuel. Toute information officielle complémentaire permettra de mieux établir les circonstances de cette affaire.
LA REDACTION