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Nord-Kivu : un assistant de l’UCNDK appelle à réduire les brûlis agricoles pour protéger la fertilité des sols

by Zionnews

Les agriculteurs du Nord-Kivu sont invités à limiter les brûlis agricoles afin de préserver la fertilité des sols et les organismes qui y vivent, notamment les vers de terre.

Les agriculteurs du Nord-Kivu sont invités à limiter les brûlis agricoles afin de préserver la fertilité des sols et les organismes qui y vivent, notamment les vers de terre.

À l’approche de la Journée mondiale des vers de terre, célébrée le 21 octobre, l’importance de ces organismes dans la productivité agricole est mise en avant dans une province où l’agriculture constitue une source essentielle de nourriture et de revenus pour de nombreux ménages.

Selon Chadrack Sivyatsomana, assistant à l’Université de conservation de la nature et du développement de Kasugho (UCNDK), campus de Beni, les vers de terre contribuent au maintien de la qualité des sols. Leurs galeries favorisent l’aération de la terre et l’infiltration de l’eau, tandis qu’ils participent à la décomposition des matières organiques et au recyclage des éléments nutritifs indispensables à la croissance des cultures.

Dans les zones agricoles du Nord-Kivu, particulièrement autour de Beni et dans les milieux ruraux environnants, le recours au feu pour préparer les champs peut menacer ces organismes lorsque les brûlis sont intenses ou fréquents. La chaleur peut détruire les vers de terre présents dans les couches superficielles du sol, ainsi que d’autres organismes indispensables à son équilibre biologique.

Cette pratique expose également les terres à la dégradation. En détruisant la couverture végétale, le feu favorise le ruissellement des eaux de pluie et l’érosion. À terme, la disparition progressive de la couche superficielle, riche en matières organiques et en éléments nutritifs, risque de réduire la capacité des sols à soutenir durablement les cultures.

Plutôt que de brûler systématiquement les herbes et les résidus agricoles après le défrichage, les cultivateurs peuvent les transformer en compost ou les utiliser pour couvrir le sol, en fonction des besoins de leurs cultures. Ces techniques permettent d’enrichir la terre, de conserver son humidité et de favoriser le développement des organismes qui contribuent à sa fertilité.

La préservation des vers de terre représente ainsi un enjeu qui dépasse la seule protection de l’environnement. Elle contribue aussi à sauvegarder les moyens de subsistance des ménages qui dépendent de l’agriculture.

La durabilité de l’agriculture dépend aussi de la capacité des cultivateurs à produire tout en protégeant les ressources naturelles.

Mufazili Mutukufu

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