Face à l’aggravation de la crise politique et sécuritaire en République démocratique du Congo, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) appelle les dirigeants congolais à assumer leurs responsabilités et plaide pour un dialogue national inclusif afin de préserver la paix et l’unité du pays.

Dans un communiqué publié le 21 octobre 2026, la LUCHA exprime sa profonde inquiétude face à la persistance des conflits armés, à l’insécurité dans plusieurs régions du pays et aux tensions politiques qui fragilisent davantage la cohésion nationale.
Le mouvement citoyen revient notamment sur les conséquences de l’alternance politique de janvier 2019 et de la rupture entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, deux anciens partenaires politiques désormais opposés. Selon la LUCHA, les rivalités entre dirigeants ne doivent plus se faire au détriment des aspirations démocratiques et de la sécurité des populations congolaises.
*Le mouvement citoyen met particulièrement en cause les responsabilités des deux figures politiques.* Il condamne l’engagement annoncé de Joseph Kabila dans une dynamique politico-militaire et lui demande de renoncer au recours aux armes. Parallèlement, il interpelle Félix Tshisekedi sur ses obligations constitutionnelles en matière de protection des citoyens et de préservation de l’intégrité territoriale. La LUCHA exprime également ses réserves face à toute modification de la Constitution susceptible, selon elle, de servir des ambitions de maintien au pouvoir.
Au delà de ces interpellations, la LUCHA formule plusieurs recommandations : le respect effectif du cessez-le-feu par toutes les parties, l’ouverture de couloirs humanitaires sécurisés dans les zones affectées par les conflits, ainsi que l’organisation d’un dialogue national véritablement inclusif, notamment dans le prolongement des initiatives de la CENCO et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Le mouvement appelle également l’Union africaine, les Nations unies et les organisations régionales à renforcer les pressions diplomatiques en faveur de la paix et l’assistance humanitaire. Il invite enfin les Congolais, au pays comme dans la diaspora, à rester mobilisés pour défendre la souveraineté populaire, l’unité nationale et l’intégrité territoriale, tout en préservant l’indépendance des mouvements citoyens.
*En définitive, la LUCHA défend une position claire : aucune ambition politique ne peut justifier le recours aux armes ni compromettre la vie des Congolais.* Pour sortir de la crise, le mouvement mise sur la responsabilité des dirigeants, le respect des engagements de paix et un dialogue national qui s’attaque aux causes profondes des tensions, sans devenir un simple mécanisme de partage du pouvoir.
La rédaction