Le gouvernement congolais a fait état, ce mercredi 31 décembre 2025, d’un bilan alarmant pour le mois de décembre dans l’Est de la République Démocratique du Congo, au moins 1500 personnes tuées et 500.000 déplacées entre Kamanyola et la ville d’Uvira, selon un communiqué du ministère de la Communication et Médias.
Le document précise que ces chiffres proviennent de sources fiables et croisées par les autorités. Les victimes ont été abattues lors d’attaques menées par l’armée rwandaise et les rebelles du groupe AFC-M23, impliquant des bombes et des drones kamikazes dans les zones urbaines concernées.
Par ailleurs, Kinshasa signale l’arrivée de trois nouveaux bataillons rwandais dans les hauts plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga, sous l’égide du groupe armé Twirwaneho. L’objectif présumé de ces forces est de préparer des offensives sur Fizi et Kalemie, le chef-lieu du Tanganyika.
Le gouvernement congolais dénonce l’occupation illégale de son territoire, ainsi que les violences répétées contre les populations civiles, les journalistes et les acteurs de la société civile. Il souligne que ces actions violent le droit international et compromettent gravement la sécurité humanitaire dans la région.
Kinshasa rappelle également que la poursuite des hostilités constitue une violation flagrante de l’accord de paix de Washington, signé le 4 décembre 2025, et appelle à l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, visant la cessation des conflits armés et la restauration de la paix dans l’Est de la RDC.
Elie Katshiamu
