Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a haussé le ton sur la gestion des finances publiques. Lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 9 janvier 2026, le Chef de l’État a exigé du Gouvernement la transmission, dans un délai de quinze jours, d’un rapport précis, chiffré et documenté sur l’état réel d’avancement du processus de rationalisation des dépenses publiques en République démocratique du Congo.
L’annonce a été faite à l’issue de cette réunion gouvernementale à travers le compte rendu officiel lu à la Télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, également porte-parole du Gouvernement.
Selon ce dernier, le Président de la République attend de ce rapport une évaluation claire et objective des mesures déjà prises, de leur niveau d’exécution effectif, ainsi que des résultats concrets attendus à court terme. L’objectif est de permettre au Chef de l’État de juger, sur la base de faits vérifiables, de l’efficacité réelle de la politique de maîtrise des dépenses publiques.
Pour Félix Tshisekedi, la rationalisation des dépenses ne constitue pas un simple exercice administratif. Elle représente, a-t-il rappelé, un levier immédiat, crédible et indispensable pour préserver les équilibres macroéconomiques du pays, dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires. Le Président a insisté sur la nécessité d’une meilleure allocation des ressources publiques, mettant fin aux dépenses non prioritaires, insuffisamment justifiées ou à faible impact socio-économique.
Dans cette dynamique, le Chef de l’État a confié à la Première ministre, cheffe du Gouvernement, la mission de coordonner l’élaboration de ce rapport stratégique. Cette responsabilité s’inscrit dans la volonté présidentielle de renforcer une culture de performance, de transparence et de redevabilité au sein de l’action gouvernementale.
À travers cette instruction ferme, Félix Tshisekedi réaffirme son engagement en faveur d’une gestion rigoureuse des finances publiques, condition essentielle pour consolider la stabilité macroéconomique du pays et garantir que les ressources de l’État servent efficacement les priorités nationales et le bien-être de la population.
Arsene Kavyavu
