Une attaque menée par des hommes armés présentés comme des éléments ADF a été repoussée dans la nuit de jeudi à ce vendredi 6 février 2026 en commune d’Oicha, dans sa partie ouest.
L’incursion s’est produite vers 21 heures dans la cellule Matokeo, au quartier Mabasele, avant que les forces de défense et de sécurité n’interviennent rapidement pour contenir les assaillants.
Selon des témoignages concordants, de violents échanges de tirs à l’arme lourde et légère ont duré plus de trente minutes, semant la panique au sein de la population locale.
Les habitants, surpris par l’intensité des détonations, ont vécu de longs moments de psychose dans cette zone déjà fragilisée par l’insécurité persistante.
Au lendemain de l’attaque, des sources sécuritaires contactées par Nganga Victor évoquent un bilan provisoire faisant état de dégâts humains et matériels, notamment des habitations incendiées. Les autorités poursuivent toutefois les vérifications afin d’établir avec précision l’ampleur des pertes enregistrées.
La violence de l’incident a provoqué un déplacement massif des habitants au cours de la nuit, plusieurs familles ayant fui vers des endroits jugés plus sûrs pour échapper à d’éventuelles nouvelles incursions. Ce mouvement de population illustre une fois de plus la vulnérabilité des civils face aux actions des groupes armés dans la région.
Ce vendredi matin, les opérations de constat et de fouille se poursuivaient encore sur le terrain, sous la surveillance des services de sécurité. La situation demeure préoccupante pour les habitants d’Oicha, qui espèrent un renforcement durable des mesures sécuritaires afin de prévenir de nouvelles attaques.
Pascal NDUYIRI
