Au moins 18 civils, dont deux femmes, ont été tués et sept maisons incendiées lors d’une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF-MTM, survenue dans la nuit du vendredi à ce samedi 7 février 2026 dans les villages Mambimbi et Isigo, situés dans la localité de Tombolea, groupement Bapakombe, secteur de Bapere, territoire de Lubero, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon les premières informations recueillies sur place, les victimes ont été surprises alors qu’elles campaient dans leurs champs pour la récolte du riz. Le chef du secteur de Bapere, Macaire Sivikunula, qui confirme l’information, indique que les éléments des FARDC sont déjà déployés sur le terrain et poursuivent les assaillants afin de sécuriser la zone.
À la suite de cette attaque, un climat de psychose s’est installé au sein de la population. Les habitants des villages Pawanja et Liboyo, situés à proximité de Mambimbi, ont commencé à fuir leurs habitations. Des déplacements massifs sont signalés vers des entités supposées plus sécurisées. Cette région se trouve à environ 15 kilomètres de l’agglomération de Njiapanda-Manguredjipa.
Les habitants dénoncent l’absence de positions militaires dans cette zone, pourtant menacée depuis plusieurs mois. Ils rappellent que les rebelles avaient déjà commencé à inquiéter plusieurs villages du groupement Mwenye, limitrophe de Bapakombe.
Face à cette situation, certains membres de la communauté appellent les autorités militaires à implanter des positions de sécurité dans les villages de Mausa, Mambume, Vuthatha, Kalibo, Isigo, Mambida, Lose, Mavwe-Mavwe et Musenge, afin de prévenir de nouvelles incursions ennemies.
De son côté, Kakule Kagheni Samuel, président de la société civile du secteur de Bapere, condamne fermement cette attaque. Il dénonce l’inefficacité des opérations conjointes (FARDC–UPDF) et appelle à leur réévaluation urgente. Il regrette également que ces crimes aient été perpétrés à quelques kilomètres seulement des positions des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). La société civile évoque pour sa part un bilan provisoire de 15 morts et sept maisons incendiées.
Cette attaque survient après plusieurs mois d’accalmie dans la zone. La dernière incursion d’envergure attribuée aux ADF avait été signalée à Galumbé en juin 2024, où 32 personnes avaient été tuées et plusieurs maisons incendiées.
Grace MAUA
