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Lubero : des animaux abandonnés après des incursions des ADF dans le groupement Mwenye

by Zionnews
Les récentes incursions attribuées aux combattants ADF dans le groupement Mwenye, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu, ont plongé plusieurs communautés rurales dans une situation préoccupante, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.

Les récentes incursions attribuées aux combattants ADF dans le groupement Mwenye, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu, ont plongé plusieurs communautés rurales dans une situation préoccupante, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.

Parmi les conséquences visibles sur le terrain, l’abandon de nombreux animaux domestiques inquiète les autorités locales et les services techniques.

Dans cette zone à forte vocation agropastorale, qui compte une centaine de fermes, des chèvres, des vaches et des porcs errent désormais sans leurs propriétaires. La plupart des éleveurs ont fui leurs villages après les attaques, craignant pour leur sécurité et celle de leurs familles.

D’autres, redoutant des pillages, ont été contraints de vendre leur bétail à des prix dérisoires avant de se déplacer vers des zones jugées plus sûres. Selon des sources locales, plusieurs fermes sont aujourd’hui totalement abandonnées. Les champs ne sont plus entretenus et les animaux, laissés sans soins ni suivi vétérinaire, deviennent vulnérables aux maladies. Une situation qui pourrait avoir des répercussions à long terme sur toute la région.

Le service vétérinaire du groupement Mwenye tire la sonnette d’alarme. Il redoute la propagation de maladies animales susceptibles de se répandre dans d’autres entités du territoire de Lubero. Cette situation pourrait non seulement affecter la santé animale, mais aussi réduire considérablement l’approvisionnement en viande sur les marchés locaux, aggravant ainsi l’insécurité alimentaire.

L’ingénieur vétérinaire Paluku Wasaki, en service dans le groupement Mwenye, estime que l’abandon du bétail est un signal fort de la détérioration de la situation sécuritaire. Il appelle les autorités compétentes à prendre en charge, de toute urgence, les questions de sécurité afin de permettre le retour des éleveurs dans leurs milieux d’origine.

Selon lui, l’économie de la région repose essentiellement sur l’agriculture et l’élevage. « Tant que la sécurité ne sera pas rétablie, les éleveurs ne pourront pas revenir, et l’économie locale continuera de s’effondrer », prévient-il. Il ajoute que la perte du cheptel constitue un coup dur pour les ménages, dont la majorité dépend directement de l’agropastorale pour survivre.

De leur côté, plusieurs acteurs de la société civile locale appellent à un renforcement des dispositifs sécuritaires dans les zones rurales exposées aux violences armées. Ils estiment que la protection des populations et de leurs moyens de subsistance doit être une priorité pour éviter un exode massif et l’appauvrissement accru des communautés.

Face à cette situation, le conseil local de jeunesse du groupement Mwenye espère une intervention rapide des autorités afin de restaurer la sécurité, relancer les activités agropastorales et préserver l’économie locale, déjà fragilisée par des années d’insécurité.

Grace MAUA

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