À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, le coordonnateur du Collectif des Radios et Télévisions Communautaires du Nord-Kivu (CORACON) a adressé un message fort aux journalistes, responsables de rédaction et animateurs des radios et télévisions communautaires, saluant le rôle irremplaçable des médias de proximité dans la cohésion sociale, particulièrement en période de tensions.
Dans sa déclaration datée du 13 février 2026, Kakule Vagheni Jacques a souligné que la radio demeure « un vecteur précieux qui relie les voix, éclaire les consciences et consolide le lien social », même dans un contexte sécuritaire et humanitaire difficile au Nord-Kivu. Il a exhorté les professionnels des médias à faire preuve de clarté, de responsabilité et de courage afin de défendre la vérité et de résister à la désinformation.
Revenant sur le thème mondial de cette année, « Radio et intelligence artificielle », le coordonnateur du CORACON a appelé à une utilisation responsable des technologies émergentes. Selon lui, l’intégration de l’intelligence artificielle doit se faire sans renoncer à l’humanisme qui fonde le métier de journaliste : écouter, vérifier, contextualiser et garantir la dignité des personnes.
Il a insisté sur la nécessité de bâtir une résilience professionnelle fondée sur l’éthique et les compétences partagées, afin que l’innovation devienne un outil de lutte contre les rumeurs et l’incertitude plutôt qu’un facteur de confusion.
Dans une province marquée par l’insécurité et les crises récurrentes, les journalistes travaillent « au contact de l’urgence », a rappelé le message. Face aux pressions et aux attentes des populations en quête de vérité et de sécurité, il a encouragé les médias à produire une information rigoureuse, fondée sur des enquêtes solides et la protection des sources.
Le texte met également en garde contre les effets déstabilisateurs de la désinformation sur le tissu social et appelle les rédactions à s’équiper pour y faire face grâce aux outils technologiques et à la formation continue.
Enfin, le coordonnateur a plaidé pour un renforcement de la solidarité entre organes de presse : harmonisation des standards, partage des bonnes pratiques et création de réseaux professionnels solides. Cette cohésion, combinée à la transparence et à la formation permanente, permettrait selon lui de protéger les publics vulnérables et de favoriser le dialogue au sein des communautés.
Concluant son message sur une note d’espoir, il a souhaité que les radios et télévisions communautaires continuent d’être des « feux nourrissant la confiance et la cohésion sociale », contribuant ainsi à l’unité, au vivre-ensemble et à la construction d’une paix durable.
Grace MAUA
