À Kananga, une situation suscite des interrogations au sein du secteur éducatif et social. Delphin Kazadi Kabongo, ancien directeur du Centre de Rattrapage Scolaire (CRS) Katoka 1, affirme avoir été remplacé à son poste après plusieurs années de gestion de l’établissement, sans avoir bénéficié de salaire ni de primes.
Selon ses déclarations, Kazadi Kabongo a assuré la direction de cet établissement pendant près de 16 ans, période durant laquelle il dit avoir travaillé dans des conditions difficiles, tout en continuant à encadrer les activités pédagogiques et administratives du centre. L’établissement dépend administrativement de la division des Affaires sociales, une structure chargée notamment de la supervision des initiatives sociales et éducatives destinées aux populations vulnérables.
L’ancien responsable explique que son remplacement serait intervenu à la suite d’accusations de détournement présumé de fonds de l’école. Toutefois, il conteste ces allégations et souligne que l’établissement lui-même, selon lui, ne bénéficiait pas de financement régulier, ce qui rendrait ces accusations difficiles à soutenir. Il affirme également que, durant toute la période où il exerçait ses fonctions, aucune rémunération ni prime officielle ne lui aurait été versée.
Dans sa prise de parole, Monsieur Delphin Kazadi Kabongo adopte un ton mesuré. Il précise ne vouloir accuser personne, mais sollicite plutôt l’attention des autorités compétentes afin que ses droits professionnels soient examinés et reconnus au regard du travail accompli pour le développement de cette structure éducative.
Plusieurs arguments sont avancés par l’ancien directeur pour soutenir sa démarche. D’abord, il met en avant la longévité de son engagement, estimant que seize années consacrées à la gestion d’un établissement scolaire constituent une preuve de dévouement et de responsabilité. Ensuite, il souligne que le CRS Katoka 1 joue un rôle important dans la scolarisation et la réinsertion éducative des enfants et jeunes ayant connu des interruptions dans leur parcours scolaire, ce qui rendrait nécessaire une gestion stable et transparente.
Enfin, il appelle les autorités de la division des Affaires sociales ainsi que les instances administratives concernées à examiner objectivement son dossier, afin d’établir les responsabilités et, le cas échéant, de lui permettre de recouvrer ses droits liés au travail accompli pour cette institution.
Cette affaire relance, au niveau local, le débat sur les conditions de travail, la gouvernance et la reconnaissance des agents œuvrant dans les structures sociales et éducatives publiques, souvent confrontés à des moyens limités et à des procédures administratives complexes.
Nestor ilo
