La guerre entre les États-Unis et l’Iran ne montre aucun signe de désescalade. Tandis que le président américain Donald Trump affirme que Washington doit « finir le travail », Téhéran intensifie ses attaques contre des navires pétroliers dans le Golfe et avertit que le prix du pétrole pourrait grimper jusqu’à 200 dollars le baril.
Les tensions militaires dans la région du Moyen-Orient perturbent déjà les marchés énergétiques mondiaux et font craindre une crise économique majeure.
Attaques contre des pétroliers près de l’Irak
Selon plusieurs sources maritimes et de sécurité, des bateaux chargés d’explosifs liés à l’Iran ont attaqué au moins deux pétroliers transportant du carburant dans les eaux irakiennes, provoquant d’importants incendies à bord et la mort d’au moins un membre d’équipage.
Au même moment, trois navires marchands ont été touchés par des projectiles dans le Golfe, aggravant les inquiétudes pour la sécurité du transport maritime.
Ces attaques marquent une nouvelle étape dans la confrontation entre Washington et Téhéran, alors que la guerre déclenchée par des frappes américaines et israéliennes contre des installations iraniennes s’étend progressivement dans toute la région.
Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise mondiale
Les tensions se concentrent particulièrement autour du Détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.
Des sources de renseignement affirment que l’Iran aurait posé plusieurs mines navales dans cette zone afin de perturber le trafic maritime. Cette situation bloque de nombreux navires et menace l’approvisionnement énergétique mondial.
Face à cette situation, les pays du G7 envisagent la mise en place d’escortes navales pour protéger les cargos et pétroliers traversant le Golfe.
Trump : « Nous devons finir le travail »
Lors d’un rassemblement politique aux États-Unis, le président Donald Trump a affirmé que les opérations militaires américaines avaient fortement affaibli l’Iran mais qu’il était nécessaire d’aller jusqu’au bout.
Il a déclaré :
« Nous ne voulons pas partir trop tôt. Nous devons finir le travail. »
Le président américain affirme que les forces américaines ont détruit de nombreux navires militaires iraniens et menacé Téhéran de conséquences militaires sévères si le détroit d’Ormuz était miné ou fermé.
L’Iran menace un choc pétrolier mondial
De son côté, l’Iran affirme pouvoir frapper l’économie mondiale en perturbant le commerce du pétrole.
Un porte-parole militaire iranien a averti que le monde devait se préparer à un pétrole à 200 dollars le baril, estimant que la sécurité énergétique dépend désormais de la stabilité régionale.
Cette déclaration intervient alors que les prix du pétrole ont déjà fortement fluctué ces derniers jours, atteignant près de 120 dollars avant de retomber autour de 90 dollars en raison des craintes sur l’approvisionnement.
Les marchés et les économies mondiales sous pression
La crise provoque des secousses sur les marchés financiers.
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Les prix du pétrole ont fortement augmenté.
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Les marchés boursiers ont reculé dans plusieurs régions du monde.
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Les gouvernements envisagent de puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole pour stabiliser les prix.
L’Agence internationale de l’énergie recommande même une libération massive de réserves pétrolières, l’une des plus importantes interventions depuis les années 1970.
Un conflit qui pourrait s’étendre
La guerre a déjà fait plus de 2 000 morts dans la région, selon des estimations internationales, et touche désormais plusieurs pays du Moyen-Orient.
Des attaques de drones et de missiles ont été signalées contre des infrastructures énergétiques dans différents pays du Golfe, tandis que les combats s’étendent également vers le Liban et d’autres zones sensibles.
Vers une crise énergétique mondiale ?
Si le détroit d’Ormuz venait à être totalement bloqué, les analystes estiment que les conséquences pourraient être dramatiques pour l’économie mondiale :
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explosion des prix du carburant
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hausse du coût du transport et de la nourriture
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risque de récession mondiale
Pour l’instant, aucune négociation sérieuse de cessez-le-feu n’a été annoncée, et les deux camps semblent déterminés à poursuivre la confrontation.
JOSHMISHUMBI
