En République démocratique du Congo (RDC), la question de la révision ou du changement de la Constitution continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Pour Grâce Ngolo, président du mouvement ARP, ce débat est tout simplement « stérile » et déconnecté des réalités urgentes du pays.
Une priorité sécuritaire ignorée ?
Dans une prise de position ferme, Grâce Ngolo estime que l’heure n’est pas aux discussions institutionnelles, mais à la gestion des crises sécuritaires qui frappent durement la République démocratique du Congo.
Alors que les violences persistent dans l’Est du pays, notamment dans des zones en proie aux conflits armés, plusieurs régions restent marquées par une instabilité chronique. À cela s’ajoute une montée de l’insécurité jusque dans la capitale, Kinshasa, ainsi que dans le Grand Bandundu, où les milices Mobondo continuent d’opérer.
Selon lui, ces réalités devraient constituer le cœur des préoccupations nationales, plutôt que des débats politiques jugés secondaires.
« Un débat sans fondement dans le contexte actuel »
Le président de l’ARP considère que le débat sur la Constitution ne répond à aucune urgence immédiate. Il critique une tentative de détourner l’attention du peuple congolais, confronté à des défis quotidiens majeurs.
« Pendant que des Congolais meurent chaque jour, il est irresponsable d’orienter le débat public vers des questions qui n’apportent aucune solution concrète », a-t-il fait savoir.
Les véritables priorités selon l’ARP
Pour Grâce Ngolo, les priorités nationales doivent être clairement définies et orientées vers des actions concrètes :
- La sécurité des populations
- La restauration de la paix
- La protection du territoire national
Ces axes, selon lui, constituent les fondements indispensables pour stabiliser le pays et restaurer la confiance des citoyens envers les institutions.
Un appel à des actions concrètes
Dans un contexte marqué par la souffrance des populations, Grâce Ngolo appelle les autorités à privilégier des mesures immédiates et efficaces. Il insiste sur la nécessité d’apporter des réponses tangibles aux préoccupations des Congolais, notamment en matière de sécurité et de stabilité.
Le message est clair : le peuple attend des résultats, pas des débats.
Alors que la RDC fait face à de multiples défis sécuritaires, la sortie médiatique de Grâce Ngolo relance le débat sur les priorités nationales. Entre réforme institutionnelle et urgence sécuritaire, la question reste posée : où doit se concentrer l’effort national ?
LA REDACTION
