Le Consortium international pour la défense des droits de l’homme et la paix s’oppose à la candidature du sénateur Norbert Basengenzi au poste de deuxième vice-président du Sénat, devenu vacant après le retrait de Modeste Bahati.
Face à la presse, réunie à Kinshasa, cette organisation a tiré la sonnette d’alarme. Dans un communiqué lu par son porte-parole, Jean Christophe Mashali, le consortium évoque de « graves irrégularités » entourant cette candidature et appelle les autorités à la prudence.
Car , il y a des graves conséquences que le bureau du sénat pourrait avoir une fois dans ce poste, insiste-il.
Selon cette structure de défense des droits humains, l’ancien cadre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été cité dans le rapport Mapping des Nations unies, un élément jugé préoccupant.
Elle estime qu’une éventuelle désignation de Norbert Basengenzi à ce poste stratégique pourrait avoir des répercussions sur le plan diplomatique pour la République démocratique du Congo.
Pour rappel, le poste de deuxième vice-président du Sénat est vacant depuis le retrait de Modeste Bahati. Ce dernier aurait été fragilisé politiquement après ses prises de position sur la question du changement de la Constitution, mal perçues au sein de sa famille politique.
Dans la course à sa succession, Norbert Basengenzi se retrouve désormais presque seul en lice après le retrait de son principal challenger.
Une situation qui suscite des critiques au sein de la société civile, notamment des organisations engagées dans la défense des droits de l’homme, qui dénoncent un processus peu inclusif pour un candidat dont la crédibilité est entachée des nombreuses méfaits pour l’avancement du pays.
Nestor Fuluma

