Quelques heures après les annonces faites par le président Félix Tshisekedi en faveur des Les Léopards, la réaction n’a pas tardé dans la classe politique et la société civile.
Le Secrétaire Général du parti ENVOL, Rodrigue Ramazani, a vivement critiqué ces promesses sur son compte X (anciennement Twitter), suscitant un débat sur la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo.
Des promesses qui divisent
Dans son message, Rodrigue Ramazani s’en prend frontalement à ce qu’il considère comme une mauvaise utilisation des fonds publics. Selon lui, « faire le généreux envers les Léopards avec l’argent du contribuable n’est pas un exploit, c’est une faute ».
Ces propos font référence aux engagements pris par le chef de l’État, notamment l’octroi de maisons et de véhicules aux joueurs, dans un contexte où plusieurs secteurs publics font face à d’importantes difficultés.
Des services publics en difficulté
Le cadre d’ENVOL souligne que des institutions clés comme l’Institut Géographique du Congo manquent encore de moyens de base, notamment des infrastructures administratives pour fonctionner efficacement.
Il met également en lumière les retards de paiement des salaires dans la fonction publique, une situation qui alimente le malaise social dans plusieurs administrations.
Une situation budgétaire préoccupante
Rodrigue Ramazani évoque des chiffres qu’il juge alarmants : à fin mars 2026, les dépenses publiques s’élèveraient à 2 599,8 milliards de francs congolais, contre seulement 1 605,2 milliards mobilisés en recettes.
Pour lui, cet écart traduit un déséquilibre budgétaire inquiétant et une gestion financière qu’il qualifie de peu rigoureuse. « L’État vit au-dessus de ses moyens », déplore-t-il, dénonçant l’absence de discipline budgétaire.
Un débat relancé sur la gouvernance
Ces critiques relancent le débat sur les priorités du gouvernement et la gestion des ressources publiques en RDC. Si certains saluent les gestes envers les Léopards comme une reconnaissance de leur mérite et un levier de motivation, d’autres y voient une décision inopportune dans un contexte économique fragile.
La sortie médiatique de Rodrigue Ramazani illustre ainsi les tensions persistantes autour de la gouvernance économique du pays, alors que les attentes sociales restent élevées.
LA REDACTION
