Le paludisme demeure un défi majeur pour la santé publique en République démocratique du Congo.
En 2025, le Programme national de lutte contre le paludisme a recensé 29 123 262 cas, dont 26 374 394 cas de paludisme simple et environ 4,9 % de cas graves. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes restent les plus vulnérables.
Ces chiffres ont été communiqués par le docteur Kambale Lwatumba Obed, médecin traitant au Centre hospitalier Siloué, situé à Butembo, dans la province du Nord-Kivu. C’était à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée le mardi 7 avril, à laquelle notre rédaction s’est intéressée pour sensibiliser sur cette maladie qui tue silencieusement des milliers de personnes.
Le paludisme est causé par un parasite, le Plasmodium, transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés. « La majorité des patients que nous prenons en charge souffrent de paludisme .Le paludisme est une véritable problématique de santé publique. Les enfants et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables. Nous n’avons autre moyen que l’usage des moustiquaires imprégnées d’insecticides pour nous protéger de ce fléau », explique le docteur Obed.
Les symptômes du paludisme incluent anémie, faiblesse généralisée, forte fièvre, diarrhée et maux de tête, que ce soit dans les formes simples ou graves. Les complications peuvent être sévères, rendant une consultation rapide indispensable. « Il est crucial que chaque habitant prenne ses responsabilités : drainer les eaux stagnantes, utiliser des moustiquaires imprégnées et consulter immédiatement dès les premiers symptômes », ajoute le médecin. « Dès les premiers signes, il faut consulter un médecin. Ne pas le faire peut entraîner des complications graves », conclut-il.
Les professionnels de santé rappellent que l’assainissement de l’environnement et l’usage des moustiquaires restent les moyens les plus efficaces pour limiter la propagation du paludisme. La vigilance individuelle est essentielle pour protéger les populations, en particulier les plus fragiles.
Maua GRACE
