La tension monte dans le secteur éducatif à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Les écoles conventionnées catholiques de la sous-coordination de Bungulu ont décidé d’entrer en grève sèche à partir du lundi 13 avril 2026.
Cette décision émane du SYNECATH (Syndicat national des enseignants des écoles catholiques), section Bungulu, à l’issue d’une assemblée extraordinaire tenue au Lycée Mwandu.
Une grève pour défendre deux enseignants incarcérés
Au cœur de ce mouvement de grève se trouve l’affaire impliquant deux enseignants de Mutwanga, Kakule et Mumbere Ntambire Roger. Ces derniers sont actuellement détenus à la prison de Kabgwayi après avoir été condamnés pour avoir infligé des coups de fouet à des élèves.
Cette situation suscite une vive polémique dans l’opinion publique locale, notamment autour des méthodes disciplinaires utilisées dans certaines écoles. Pour le SYNECATH, il s’agit avant tout de défendre les droits des enseignants concernés.
Le SYNECATH affiche sa détermination
Dans une déclaration officielle lue par Delphin Katsuva, le syndicat a exprimé sa ferme détermination à obtenir la libération de leurs collègues. Il considère cette incarcération comme une atteinte aux droits des enseignants et appelle les autorités compétentes à revoir leur décision.
Le mot d’ordre de grève devrait être largement suivi dans les écoles catholiques de Bungulu, paralysant ainsi les activités scolaires dans cette partie de la ville de Beni.
Un débat relancé sur la discipline scolaire
Au-delà de la revendication syndicale, cette affaire relance le débat sur les pratiques disciplinaires en milieu scolaire en République démocratique du Congo. Entre respect des droits de l’enfant et maintien de l’autorité éducative, la question reste sensible et divise enseignants, parents et autorités.
Vers une issue rapide ?
Alors que la grève se profile, les regards sont tournés vers les autorités judiciaires et éducatives. Une solution rapide pourrait permettre d’éviter une perturbation prolongée du calendrier scolaire, déjà fragilisé dans cette région confrontée à de nombreux défis sécuritaires.
JOSHMISHUMBI
