Le gouvernement de la République démocratique du Congo a révélé que les groupes dits Wazalendo bénéficient d’un financement mensuel estimé à 4 millions de dollars américains, dans le cadre des efforts de défense nationale face aux menaces sécuritaires, notamment dans l’Est du pays.
Un financement structuré via la Réserve de l’Armée et de la Défense (RAD)
Selon les autorités congolaises, ce soutien financier est assuré par la Réserve de l’Armée et de la Défense (RAD). Ce mécanisme vise à renforcer les capacités opérationnelles des groupes d’autodéfense engagés aux côtés des forces armées dans certaines zones en conflit.
Ce financement s’inscrit dans une stratégie plus large de mobilisation nationale pour contenir les groupes armés et stabiliser les régions affectées par l’insécurité.
Deux mécanismes de prise en charge
La prise en charge des Wazalendo repose sur deux principaux canaux :
- Un fonds intégré dans la chaîne des dépenses de la RAD, permettant un encadrement institutionnel des ressources allouées ;
- Des fonds spéciaux d’intervention, attribués directement à certains leaders régionaux pour répondre rapidement aux besoins opérationnels sur le terrain.
Cette double approche permettrait d’allier gestion administrative et flexibilité dans les interventions.
Un sujet au cœur du débat sécuritaire en RDC
La question du financement des groupes d’autodéfense suscite de nombreux débats au sein de l’opinion publique et des observateurs. Si certains y voient une nécessité stratégique face à l’urgence sécuritaire, d’autres appellent à davantage de transparence et de contrôle dans l’utilisation de ces fonds publics.
Dans un contexte marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la RDC, notamment au Nord-Kivu et en Ituri, le rôle et l’encadrement des Wazalendo restent des enjeux majeurs pour la stabilité du pays.
