Le vice-gouverneur du Nord-Kivu a présidé, jeudi 12 février 2026 à Oïcha, une réunion extraordinaire du Conseil provincial de sécurité élargi consacrée à la détérioration de la situation sécuritaire dans le territoire de Beni.
À l’issue de ces échanges, l’autorité provinciale a annoncé la mise en place de nouveaux dispositifs destinés à renforcer la protection des populations confrontées à la recrudescence des attaques attribuées aux rebelles ADF.
La rencontre a réuni les autorités politico-administratives, les chefs coutumiers, les bourgmestres, les responsables des services de sécurité ainsi que des représentants de la société civile. Dès son arrivée au chef-lieu du territoire, le vice-gouverneur a d’abord échangé avec les officiers militaires, les policiers et les services de renseignement, avant de recevoir successivement les différentes composantes locales afin de recueillir leurs préoccupations.
Face aux inquiétudes exprimées, il a salué la résilience de la population et promis de transmettre les recommandations formulées aux instances de défense et de sécurité. L’autorité provinciale a assuré que l’État restait mobilisé malgré le caractère asymétrique du conflit, réaffirmant la volonté des pouvoirs publics de mettre fin aux attaques visant les civils.
De son côté, la société civile du territoire de Beni a insisté sur la nécessité de mieux maîtriser les centres habités lors des opérations militaires menées en profondeur. Selon ses représentants, l’absence d’un dispositif visible dans certaines agglomérations favoriserait la résurgence des violences, d’où l’appel à renforcer la discipline au sein des forces engagées et à accroître les moyens opérationnels.
Depuis le début du mois de février, plusieurs localités du territoire de Beni, notamment dans le secteur de Beni-Mbau, ont enregistré une nette dégradation sécuritaire. Au moins vingt-et-un civils ont été tués lors de cinq attaques distinctes, tandis que des habitations et des engins roulants ont été incendiés, accentuant la psychose au sein des communautés locales.
Rédaction
