Plusieurs couches sociales de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, saluent les sanctions annoncées par les États-Unis contre quatre hauts responsables de l’armée du Rwanda et certains citoyens rwandais.
Ces derniers sont accusés de soutenir et de coordonner des opérations militaires dans l’est de la République démocratique du Congo aux côtés des rebelles du M23.
Le mouvement citoyen Kimemi considère cette décision comme une mesure salutaire pouvant contribuer à la recherche de la paix dans l’est du pays. La structure affirme également soutenir les démarches diplomatiques entreprises par le président Félix Tshisekedi face à l’insécurité persistante dans la région.
Son coordonnateur, Daniel Matokeo, appelle par ailleurs les autorités congolaises à multiplier les efforts diplomatiques afin d’obtenir aussi des sanctions internationales contre les responsables du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF), accusé de nombreuses attaques contre les civils.
Cet appel intervient alors qu’au cours d’un récent forum sur la paix organisé à Beni, les participants ont dressé un bilan alarmant des violences attribuées aux ADF. Selon les données présentées lors de cette rencontre, plus de 12 000 personnes ont été tuées depuis 2014 dans les provinces du Nord-Kivu et de Ituri.
Les acteurs de la société civile estiment que des sanctions internationales contre les responsables de ces violences pourraient contribuer à renforcer la lutte contre l’insécurité dans l’est de la RDC.
Grace MAUA
