À l’Est de la République démocratique du Congo, les conflits armés persistent et continuent de toucher les populations les plus vulnérables, notamment les enfants.
À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’utilisation des enfants soldats également appelée Journée de la main rouge ce 12 fevrier, le Parlement d’enfants Butembo-Lubero dénonce le recrutement illégal de mineurs dans les groupes armés.
Selon cette structure de défense des droits des enfants, les seigneurs de guerre profitent des conflits prolongés pour exploiter les enfants, les formant au maniement des armes et les impliquant parfois dans des pillages, en violation de leurs droits fondamentaux.
Gires Maliro, président du Parlement d’enfants, rappelle : « L’avenir d’un pays repose sur une jeunesse éduquée et protégée. Les enfants doivent être à l’école, pas dans les conflits. » Kakule Maliro, numéro 2 de l’organisation, ajoute : « La guerre frappe d’abord les enfants et les femmes. L’enrôlement des enfants affecte leur éducation et leur psychologie. Il faut armer nos enfants de stylos, pas d’armes, pour préparer leur avenir. »
Le Parlement d’enfants appelle la communauté internationale et les autorités locales à protéger les mineurs et à soutenir la réinsertion des enfants sortis des forces armées. « Aucun enfant ne doit être discriminé après avoir été exploité par les groupes armés », insiste Kakule Maliro.
La Journée internationale des enfants soldats trouve son origine dans le Protocole facultatif à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, qui interdit le recrutement des moins de 18 ans dans les forces armées et groupes armés non étatiques.
Plusieurs rapports d’ONG indiquent que des dizaines d’enfants ont déjà été recrutés illégalement à l’Est du pays depuis 2023, notamment parmi les Wazalendo.
Grace MAUA

