Dans tout État de droit, la Constitution n’est ni un slogan ni un simple texte symbolique. Elle constitue la norme suprême qui encadre l’action publique et protège les citoyens contre l’arbitraire.
La liberté individuelle, la sûreté des personnes, ainsi que le droit d’être présenté à son juge naturel, selon des procédures légalement établies, sont des garanties constitutionnelles fondamentales.
Lorsque ces principes sont fragilisés, c’est l’ensemble de l’édifice républicain qui vacille.
La liberté individuelle : une garantie constitutionnelle non négociable
La Constitution protège chaque citoyen contre toute privation illégale de liberté.
Nul ne peut être arrêté, détenu ou poursuivi en dehors des formes prévues par la loi. Cette exigence n’est pas un privilège, mais un droit universel, indépendamment du statut politique, social ou institutionnel de la personne concernée.
Le droit d’être présenté rapidement devant un juge compétent est une barrière essentielle contre les abus de pouvoir.
Affaire Aubin Minaku : une inquiétude majeure pour l’ordre constitutionnel
L’enlèvement présumé d’Aubin Minaku, ancien Président de l’Assemblée nationale, soulève de graves interrogations au regard des principes constitutionnels.
Si les faits rapportés étaient avérés, ils constitueraient une violation frontale des droits fondamentaux, notamment du droit à la liberté et à la sûreté individuelle.
Dans une démocratie, aucune considération politique ne saurait justifier le contournement des procédures légales.
Quand l’arbitraire devient une méthode, la Constitution devient un décor
La banalisation de la privation arbitraire de liberté est l’un des signes les plus alarmants de la dérive d’un État.
Lorsque l’illégalité s’installe comme mode opératoire, la Constitution cesse d’être une norme vivante et se transforme en simple façade institutionnelle.
Or, la privation arbitraire de liberté n’est pas une opinion : c’est un crime, au regard du droit national et des engagements internationaux.
Se taire, c’est trahir les valeurs républicaines
La défense de l’État de droit exige du courage.
Banaliser l’arbitraire, c’est trahir la Nation.
Se taire face à l’injustice, c’est en devenir complice moral.
Le respect de la Constitution: c’est une obligation juridique et morale. La crédibilité de la justice, la stabilité des institutions et la paix sociale en dépendent.
la Constitution ou le chaos
Un pays qui tolère la violation de ses propres règles fondamentales s’expose à l’instabilité permanente.
Le respect des droits constitutionnels, y compris dans les situations politiquement sensibles, est la seule voie pour préserver la démocratie, la justice et la cohésion nationale.
👉 Sans Constitution respectée, il n’y a ni État de droit, ni République.
LA REDACTION
