Des violences éclatent à Gulu lors du meeting de Bobi pour les élections 2026. Des gangs affrontent les forces de sécurité, plongeant la ville dans le chaos.
La campagne présidentielle ougandaise pour les élections 2026 a pris un tournant explosif lundi, lorsque Gulu a été secouée par de violents affrontements lors d’un grand meeting du candidat de l’opposition Bobi Wine. Ce qui devait être un rassemblement pacifique s’est transformé en scènes de chaos, impliquant des gangs locaux et les forces de sécurité.
Des affrontements violents éclatent pendant le meeting
Selon plusieurs témoins, les tensions ont commencé peu après l’arrivée du convoi de Bobi Wine dans le centre-ville de Gulu.
Des groupes de jeunes armés, assimilés à des gangs liés à des intérêts politiques rivaux, ont commencé à provoquer la foule et bloquer les routes principales.
Les forces de sécurité ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc alors que les émeutes se multipliaient. Plusieurs quartiers, notamment Pece, Layibi et Bardege, ont été temporairement envahis par la violence, provoquant :
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pillages de boutiques,
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incendies de pneus,
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attaques ciblées contre des véhicules de la campagne,
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blessés parmi les civils pris au piège des affrontements.
Des ambulances ont transporté plusieurs victimes vers l’hôpital régional de Gulu.
Bobi Wine accuse les autorités d’encourager l’instabilité
Après avoir été exfiltré de la ville, Bobi Wine a dénoncé une violence orchestrée, accusant les autorités de laisser les gangs perturber intentionnellement ses événements.
« Ce chaos n’est pas un accident. C’est un schéma que nous avons vu à plusieurs reprises », a-t-il déclaré.
« Les Ougandais méritent une élection libre, pacifique et sans intimidation. »
Son équipe de campagne a confirmé des dégâts sur plusieurs véhicules et équipements.
Les autorités parlent de “criminels isolés”
De leur côté, les responsables de la sécurité ont attribué les troubles à des « éléments criminels », assurant qu’il ne s’agissait pas d’une action politiquement motivée.
Le porte-parole de la police a annoncé :
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l’arrestation de plusieurs suspects,
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le déploiement de nouvelles patrouilles,
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l’ouverture d’une enquête complète.
Les autorités ont assuré avoir agi pour protéger la population.
Les habitants plongés dans la peur et l’incertitude
À Gulu, l’ambiance reste tendue.
De nombreux commerces sont restés fermés pendant les troubles, et plusieurs familles ont préféré rester à l’intérieur par crainte d’une escalade.
Les habitants dénoncent l’impact répété des violences électorales sur la vie quotidienne, le commerce et la stabilité communautaire.
Un signal inquiétant pour les élections 2026
Les violences de Gulu s’ajoutent aux préoccupations croissantes autour du climat politique en Ouganda à l’approche des élections de 2026.
Analystes et défenseurs des droits humains alertent sur un environnement qui pourrait menacer :
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la liberté de rassemblement,
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la participation des électeurs,
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la sécurité des candidats et du public.
Le chaos observé à Gulu marque une étape préoccupante dans la campagne de 2026. Alors que les enquêtes se poursuivent, la pression monte sur les autorités et les leaders politiques pour éviter une nouvelle flambée de violence et garantir des élections libres et pacifiques.
