À l’occasion de la marche pacifique prévue ce 12 février, deux camarades activistes membres de notre organisation se sont rendus à l’Hôtel de Ville dans le but de déposer une lettre d’information auprès des autorités compétentes. Cette démarche s’inscrivait strictement dans le respect des dispositions légales encadrant les manifestations publiques en République démocratique du Congo.
Une interpellation injustifiée lors d’une démarche légale
Contre toute attente, et alors qu’ils accomplissaient un acte administratif légitime et citoyen, nos deux camarades ont été arrêtés arbitrairement sur place aux environs de 13 heures, sur instruction présumée de Monsieur Daniel Bumba. Aucun motif valable ne leur a été notifié au moment de leur interpellation.
Une disparition préoccupante et un silence des autorités
Depuis leur arrestation à l’Hôtel de Ville, les deux activistes ont été conduits vers un lieu inconnu. À ce jour, aucune information officielle n’a été communiquée ni à leurs familles, ni à notre organisation, ce qui suscite une vive inquiétude quant à leur sécurité et au respect de leurs droits fondamentaux.
Une atteinte grave aux libertés publiques
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette arrestation arbitraire, qui constitue une violation flagrante des libertés publiques, du droit constitutionnel de manifester pacifiquement et des engagements nationaux et internationaux de la RDC en matière de droits humains.
De telles pratiques portent atteinte à l’État de droit et compromettent l’exercice des libertés citoyennes garanties par la Constitution.
Nos exigences
Face à cette situation inacceptable, nous exigeons :
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La libération immédiate et sans condition de nos deux camarades activistes ;
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La communication officielle de leur lieu de détention ;
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Le respect strict des droits et libertés fondamentales des citoyens engagés dans des actions pacifiques.
Appel à l’opinion nationale et internationale
Nous appelons l’opinion publique nationale et internationale, les organisations de défense des droits de l’homme, ainsi que les institutions compétentes, à se mobiliser afin que justice soit rendue et que de tels abus ne se reproduisent plus.
Grâce Ngolo
Pour la défense des droits humains et des libertés publiques
