Vingt-sept civils kidnappés par des éléments des ADF ont été relâchés à partir du 15 février 2026 dans la chefferie de Walese Vonkutu, en territoire d’Irumu, au sein de la province de l’Ituri. Des sources locales affirment que cette libération serait intervenue après le paiement de rançons imposées par leurs ravisseurs.
Les ex-otages ont été aperçus lundi 16 février dans la localité de Mongé, où ils ont été accueillis par des combattants Wazalendo opérant dans la zone. Ils ont ensuite été conduits vers Ndimo, situé sur l’axe routier Oicha–Komanda, marquant ainsi la fin de leur détention.
L’activiste des droits humains Christophe Munyanderu explique que les familles des victimes ont dû mobiliser d’importantes sommes d’argent pour obtenir cette libération. Selon ses indications, les montants exigés variaient entre 5 000 et 10 000 dollars américains, une charge financière lourde pour des ménages déjà fragilisés par l’insécurité.
Face à cette situation, le défenseur des droits humains dénonce l’existence d’un système structuré autour du paiement des rançons. Il appelle les autorités congolaises à renforcer les mesures de lutte contre ces pratiques, tout en sollicitant l’implication des sociétés de télécommunication et des services de transfert d’argent afin de tracer les circuits financiers utilisés.
Ces civils figuraient parmi les personnes enlevées lors des attaques meurtrières perpétrées en janvier dernier dans la même chefferie, violences qui avaient causé la mort de nombreux habitants. Des sources locales signalent que certains corps des victimes resteraient encore dans les zones touchées, illustrant la persistance d’une insécurité profonde dans cette partie orientale du pays.
La rédaction
