À Kananga, le Conseil communal de Nganza hausse le ton face à la récente augmentation des taxes perçues dans les marchés publics de la commune. Sous la coordination de son président, Fery Kasanda, l’organe délibérant dénonce une décision qu’il juge « excessive » et aux conséquences lourdes pour les petits commerçants.
Sont concernés par cette mesure les marchés de Tshikaji, Ntambue et Nganza, où les tarifs ont connu une hausse significative. D’après les élus communaux, le ticket journalier est passé de 200 à 500 francs congolais, tandis que la taxe d’étalage a triplé, grimpant de 10 000 à 30 000 francs congolais.
Pour le Conseil communal, cette révision tarifaire intervient dans un contexte économique déjà précaire, marqué par la baisse du pouvoir d’achat et les difficultés d’écoulement des marchandises. Les marchands et marchandes, principaux acteurs de l’économie locale, se retrouvent ainsi confrontés à une pression fiscale accrue, difficilement soutenable.
Face à cette situation, les conseillers annoncent leur intention d’engager des discussions avec le bourgmestre de la commune afin d’explorer des pistes de solution. Ils plaident pour une révision à la baisse des taxes appliquées, estimant qu’un allègement fiscal permettrait de préserver la stabilité des activités commerciales et de protéger le pouvoir d’achat de la population.
En attendant l’issue des démarches engagées, le Conseil communal appelle les opérateurs économiques au calme et à la retenue, assurant que des consultations sont en cours avec les autorités urbaines et communales pour parvenir à une solution concertée.
Nestor ilo
