Alors que les attentes sociales et économiques se font de plus en plus pressantes, la gestion des finances publiques de la ville-province de Kinshasa se retrouve au cœur d’une offensive parlementaire majeure.
Le député provincial Israël Kabenda a officiellement déposé une question orale avec débat adressée à Gérard Passi Kaja Chargé de mission faisant office de Directeur Général de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK).
Dans le cadre de ses prérogatives de contrôle, l’élu de Kinshasa n’a pas fait dans la demi-mesure. Ce ne sont pas moins de 18 questions précises et documentées qui ont été transmises à la régie financière.
Cette initiative vise à percer l’abcès sur des zones d’ombre qui persistent dans la mobilisation des ressources de la capitale.
Kabenda s’articulent autour de quatre axes névralgiques :la mobilisation des recettes, la transparence financière, le social des agents et la gouvernance.
Si l’interpellation vise directement le sommet de la DGRK, l’onde de choc pourrait remonter jusqu’à l’Hôtel de Ville car en politique kinoise, la santé financière de la province est le baromètre de la survie de l’exécutif.
En soulevant ces questions de fond, Israël Kabenda place indirectement le Gouverneur Daniel Bumba face à ses responsabilités.
“Ce débat vise à obtenir des réponses claires au bénéfice de la population kinoise”, martèle l’élu, réaffirmant son engagement pour une gestion rigoureuse des ressources publiques.
L’audition de Gérard Passi Kaja devant l’Assemblée provinciale s’annonce électrique. Pour les observateurs, l’issue de ce débat sera déterminante. Soit la DGRK parvient à justifier sa stratégie et à rassurer les élus sur sa capacité à financer les ambitions de la province, soit elle ouvre la voie à une crise de confiance majeure qui pourrait fragiliser l’édifice gouvernemental provincial.
Dans une ville où les défis d’infrastructures et d’assainissement nécessitent des moyens colossaux, la transparence de la DGRK n’est plus une option, mais une exigence vitale. Le rendez-vous à l’hémicycle provincial est désormais scruté par tous les Kinois.
LA REDACTION


