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Lubero : Trois positions de l’UPLC attaquées, des civils en fuite, deux jeunes arrêtés

by Zionnews

En l’espace d’une semaine, trois positions de l’Union des Patriotes pour la Libération du Congo (UPLC) ont été attaquées simultanément par des hommes armés non identifiés.

Après l’assaut contre la position de Liboyo, les assaillants ont visé successivement les positions de Bilulu et de Lubumbashi, toutes situées dans le groupement Bapakombe, secteur de Bapere, territoire de Lubero.

Ces attaques ont provoqué une nouvelle vague de déplacements. Plusieurs familles, qui venaient à peine de regagner leurs villages après avoir fui les massacres des ADF en juin 2024, ont de nouveau pris la route pour se mettre à l’abri.

À Kambau, deux jeunes, soupçonnés d’être impliqués dans ces attaques, ont été arrêtés samedi dernier par des éléments de l’UPLC. Ils ont été conduits vers une destination inconnue, ce qui suscite de fortes inquiétudes au sein de la population locale.

Le mouvement citoyen Réveil Populaire de Lubero s’est vivement exprimé sur cette situation. « Nous appelons les autorités à intervenir le plus rapidement possible, avant que le pire ne se produise. Si elles n’agissent pas de toute urgence, elles porteront la responsabilité de tout ce qui pourrait arriver », a déclaré son coordonnateur, Wasaki Djojo.

Selon lui, la population est à bout : « Nous sommes égorgés, massacrés, maltraités aux barrières. Trop, c’est trop. Nous ne pouvons pas accepter que nos jeunes soient exterminés par tous les moyens possibles. »

Le Réveil Populaire exige la libération immédiate et sans condition des deux jeunes arrêtés. Le mouvement rappelle que le secteur de Bapere fait pleinement partie du territoire national et que ses habitants ont droit à la vie, à la sécurité et à la justice. « Nous voulons retrouver nos jeunes vivants, et dans un bref délai », conclut Wasaki Djojo.

Ces affrontements se sont soldés par la mort de quelques combattants de l’UPLC, plusieurs blessés, ainsi que l’incendie de leur camp par les assaillants non identifiés.

C’est une nouvelle crise humanitaire qui aggrave le quotidien déjà précaire des habitants de cette zone, encore meurtrie par les massacres des ADF. Les familles, contraintes une fois de plus à fuir, vivent dans la peur, sans assistance adéquate, et exposées à l’insécurité permanente.

La rédaction

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