Le Conseil communal de Nganza a tenu, ce lundi 23 février 2026, une séance plénière sous la conduite de son président, Fery Kasanda.
Les sept conseillers communaux que compte l’organe délibérant ont pris part à cette session, marquée également par une forte participation des représentants des différents services locaux.
Au cœur des travaux figurait la défense du rapport de la commission permanente chargée de l’Environnement, des Ressources naturelles, de la Santé, de l’Éducation et de l’Aménagement du territoire. Présidée par Moïse Badibanga et rapportée par Kamba Kamba Adolphe, ladite commission a présenté un document jugé stratégique pour le développement harmonieux de l’entité.
Un rapport adopté à la majorité
Après un débat nourri, ponctué de critiques constructives et de remarques formulées par l’assistance, le rapport a été adopté à la majorité des conseillers présents. Plusieurs recommandations ont été mises en exergue en vue de leur transmission à l’autorité compétente, notamment à l’exécutif communal, conformément aux prérogatives du Conseil.
Dans son allocution devant la presse locale, le président de la commission, Moïse Badibanga, a souligné la portée des travaux accomplis :« La commission que je dirige est purement vitale. Elle traite des matières prioritaires qui contribuent directement au développement de notre entité de Nganza.
Nous avons formulé des recommandations à transmettre aux instances habilitées, dont l’exécutif communal, afin de permettre à certains chefs de service de travailler en toute quiétude et dans le strict respect des textes. »
Des préoccupations majeures soulevées
Parmi les difficultés relevées figure l’occupation illégale du cimetière de Nganza, ainsi que des cas présumés de vente irrégulière d’espaces, qui impliqueraient certains membres du corps exécutif communal. La commission recommande l’ouverture d’un audit foncier et la mise en place de mécanismes de contrôle renforcés afin de préserver le patrimoine public et restaurer la légalité dans la gestion des espaces communautaires.
Dans le secteur de l’éducation et de la santé, la commission a également noté qu’un seul centre de santé a été désigné pour la prise en charge des enseignants à l’échelle de toute la commune. Une situation jugée préoccupante, au regard de l’étendue géographique de Nganza et des difficultés d’accès rencontrées par les enseignants résidant dans des quartiers périphériques tels que Mbumba, Tshiashimba et Nkonko.
« Nous envisageons de mener un plaidoyer auprès de la MESP (Mutuelle de santé des enseignants) afin d’obtenir des solutions adaptées et d’élargir l’offre de soins », a ajouté Moïse Badibanga.
Vers un renforcement de la gouvernance locale
Au-delà des constats, la commission insiste sur la nécessité d’une meilleure coordination entre le Conseil communal, l’exécutif et les services techniques. Elle plaide notamment pour :
la sécurisation et la gestion transparente des biens publics ;
l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base ;
le renforcement des mécanismes de contrôle administratif ;
une planification rigoureuse de l’aménagement du territoire afin d’anticiper les conflits fonciers.

Cette plénière marque ainsi une étape importante dans la dynamique de gouvernance locale à Nganza, avec la volonté affichée des élus de faire des secteurs clés environnement, santé, éducation et aménagement les leviers prioritaires du développement communal.
Nestor ilo



