Installer notre Application en cliquant sur:
Home » Nord-Kivu : des Wazalendo accusés de violations des droits humains à Manguredjipa

Nord-Kivu : des Wazalendo accusés de violations des droits humains à Manguredjipa

by Zionnews

De graves accusations de violations des droits humains sont portées contre certains éléments des Wazalendo opérant à Manguredjipa, dans le secteur des Bapere, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu.

Ces faits seraient liés à l’exécution des travaux communautaires obligatoires, communément appelés « salongo », selon les alertes lancées par la société civile locale.

D’après les informations recueillies auprès de la société civile de Manguredjipa, des arrestations arbitraires sont régulièrement signalées chaque jeudi, jour officiellement réservé à ces travaux communautaires. Les personnes accusées de ne pas avoir participé au salongo ou ne disposant pas d’un jeton attestant leur participation seraient interpellées sans procédure légale.

La société civile dénonce le fait que certaines des personnes arrêtées seraient détenues dans des cachots clandestins, qui ne relèveraient d’aucune autorité judiciaire légalement reconnue. Ces lieux de détention seraient présumés être gérés par des groupes Wazalendo, assimilés pour la plupart à des groupes armés Maï-Maï actifs dans la zone. Ces pratiques sont considérées comme des atteintes graves aux libertés fondamentales, notamment le droit à la liberté individuelle, le respect de la dignité humaine,et le droit à une procédure judiciaire régulière.

Face à cette situation, Kagheni Samuel, président de la société civile du secteur de Bepere, appelle les autorités judiciaires et administratives à intervenir de toute urgence afin de :mettre fin aux arrestations arbitraires, fermer les cachots illégaux, et protéger la population civile contre toute forme d’abus. Il avertit que la poursuite de ces pratiques risque de fragiliser dangereusement la cohabitation civilo-militaire, déjà très sensible dans cette partie du territoire de Lubero.« La population ne doit pas être prise en étau entre l’insécurité et ceux qui sont censés la protéger », souligne-t-il.

Manguredjipa évolue dans un contexte sécuritaire très délicat. La zone est actuellement contrôlée par une présence conjointe des Forces armées de la RDC (FARDC), de l’armée ougandaise (UPDF) et de plusieurs groupes armés Maï-Maï, dont certains se revendiquent du mouvement Wazalendo. Ces groupes armés ont été déployés pour appuyer les FARDC dans les opérations militaires contre les terroristes de l’ADF-MTM, responsables de nombreuses violences et massacres contre les civils depuis 2024 dans la région. Ces attaques ont plongé la population locale dans un deuil permanent et une insécurité quasi constante.

La Rédaction

You may also like

Leave a Comment