Entre janvier et septembre 2025, au moins 86 écoles de la province éducationnelle du Nord-Kivu 2 ont été affectées par des perturbations sécuritaires liées aux attaques des groupes armés, notamment les ADF.
Selon un rapport conjoint publié ce samedi 24 janvier par le Parlement d’enfants Butembo-Lubero et la Coordination des Comités des élèves, plus de 52 687 élèves ont été touchés par ces violences.
Le document a été présenté au Proved du Nord-Kivu 2, Norbert Bisimwa Balekambaka, lors d’une rencontre organisée dans la salle de réunion de l’Inspection provinciale de l’éducation au nord-kivu 2, à l’occasion de la Journée internationale de l’éducation.Esther Matumaini Marie-Stella, membre du Parlement d’enfants, a indiqué que les écoles affectées sont situées dans les sous-divisions de Kamango, Mutwanga, Oicha, Beni, Butembo et Njiapanda, dans les territoires de Lubero et Beni.
Selon elle, les élèves dénoncent l’occupation des salles de classe par des groupes armés et l’installation de camps de combattants à proximité des écoles, ce qui menace gravement leur droit à l’éducation.
« La résurgence de la guerre oblige des milliers d’enfants et leurs familles à fuir leurs villages. Ils abandonnent leurs maisons, leurs champs, mais aussi leurs écoles », souligne le rapport. Les auteurs dénoncent également le recrutement d’enfants dans les groupes armés, les travaux forcés, ainsi que les violences économiques et basées sur le genre dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Face à cette situation, les élèves appellent le gouverneur militaire du Nord-Kivu à s’impliquer davantage pour garantir la sécurité et permettre à tous les enfants d’accéder à une éducation sûre et de qualité.
De son côté, Norbert Bisimwa Balekambaka a assuré qu’il partagerait le rapport avec les partenaires de l’éducation pour trouver des solutions aux problèmes soulevés et soutenir la scolarisation des enfants dans ces zones à risque.
Grace MAUA


