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Nord-Kivu : un an de gouvernance du général-major Kakule Somo, un bilan contesté

by Zionnews
Après une année à la tête de la province du Nord-Kivu, le général-major Kakule Somo fait face à une montée des critiques émanant de la société civile, d’acteurs politiques et de certaines couches de la population.

Après une année à la tête de la province du Nord-Kivu, le général-major Kakule Somo fait face à une montée des critiques émanant de la société civile, d’acteurs politiques et de certaines couches de la population.

Nommé dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, son mandat était attendu comme une période de redressement, tant sur le plan de la sécurité que de la gouvernance administrative.

Un contexte sécuritaire toujours préoccupant

Le Nord-Kivu, province stratégique de l’est de la République démocratique du Congo, demeure confronté à la présence persistante de groupes armés, aux déplacements massifs des populations et à une instabilité chronique. Malgré l’état de siège maintenu dans la région, plusieurs territoires continuent d’enregistrer des attaques armées, des pillages et des violations des droits humains.

Pour de nombreux observateurs, le bilan sécuritaire du général-major Kakule Somo reste mitigé. Si certaines opérations militaires ont permis de contenir ponctuellement l’insécurité, elles n’ont pas encore conduit à une amélioration durable de la situation sur le terrain.

Gestion administrative et critiques de la société civile

Sur le plan de la gouvernance, des voix s’élèvent pour dénoncer une gestion jugée opaque et un manque de communication entre l’exécutif provincial et les forces vives locales. Des organisations de la société civile reprochent à l’administration provinciale une faible implication des communautés dans la prise de décision, ainsi qu’un déficit de redevabilité.

Plusieurs acteurs estiment que les priorités sociales, notamment l’accès aux services de base, l’assistance aux déplacés internes et la relance économique locale, n’ont pas bénéficié d’une attention suffisante durant cette première année de gouvernance.

Économie locale et situation humanitaire

La persistance de l’insécurité a fortement impacté l’économie du Nord-Kivu. Les activités agricoles, commerciales et minières fonctionnent au ralenti dans plusieurs zones. Par ailleurs, la province accueille des centaines de milliers de déplacés internes, vivant dans des conditions humanitaires précaires.

Des ONG humanitaires pointent un manque de coordination entre les autorités provinciales et les partenaires humanitaires, ce qui complique la réponse aux urgences, notamment en matière de santé, de nutrition et d’hébergement.

Réactions politiques et attentes de la population

Dans les milieux politiques, certains leaders locaux appellent à une évaluation approfondie de la gouvernance provinciale sous état de siège. D’autres plaident pour des réformes structurelles, estimant que le modèle actuel peine à répondre aux défis complexes du Nord-Kivu.

La population, quant à elle, exprime des attentes fortes : retour de la sécurité, amélioration des conditions de vie, lutte contre la corruption et restauration de l’autorité de l’État dans les zones sous contrôle des groupes armés.

Un tournant décisif pour la suite du mandat

Alors que le général-major Kakule Somo entame sa deuxième année à la tête de la province, les observateurs estiment que les prochains mois seront déterminants. Une réorientation des stratégies sécuritaires, une meilleure gouvernance administrative et un dialogue renforcé avec les communautés locales apparaissent comme des impératifs pour restaurer la confiance.

Dans un contexte aussi sensible que celui du Nord-Kivu, la gouvernance provinciale reste scrutée de près, tant par les citoyens que par les institutions nationales, dans l’espoir d’un retour progressif à la paix et à la stabilité.

La rédaction

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