Une nouvelle série d’attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a été signalée depuis vendredi dernier dans plusieurs villages du secteur de Bapere et de la chefferie de Baswagha, en territoire de Lubero (Nord-Kivu).
Selon des sources locales, au moins cinq localités auraient été visitées par ces combattants armés, faisant de lourdes conséquences pour les populations civiles.
Parmi les villages touchés figurent Mausa, Pokia et Kalibo, où des combats sporadiques auraient entraîné l’incendie de plusieurs maisons et un bilan humain provisoire d’une dizaine de morts. D’autres zones de brousse dans le secteur de Bapere seraient également affectées.
Dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier, une nouvelle incursion a été signalée dans le village de Mavwe-Mavwe, localité Mandelya, située près de la limite entre les territoires de Lubero et Beni, dans le groupement Mwenye ,chefferie de Baswagha. L’attaque aurait débuté vers 20 heures, selon des habitants joints par nos équipes.
« Le bilan reste inconnu », a déclaré Prince Kasyano, président du Conseil local de la jeunesse du groupement Mwenye, précisant que la présence persistante des rebelles autour du village rend difficile l’accès à la zone.
« Les assaillants continuent de circuler librement dans la profondeur du territoire, notamment dans le secteur de Bapere et certaines parties de la chefferie de Baswagha », a-t-il ajouté.
Le responsable local évoque des maisons incendiées, des personnes tuées et d’autres portées disparues, tandis que les opérations de secours peinent à atteindre les zones isolées. Cette situation sécuritaire fragile intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des attaques répétées des groupes armés dans la région.
Face à ces incursions, Prince Kasyano condamne l’absence d’une réponse rapide des forces de sécurité et s’interroge sur la liberté de mouvement dont bénéficieraient ces combattants. Il appelle les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à renforcer leurs opérations dans le secteur et exhorte la population à renforcer sa collaboration avec les services de sécurité.
La situation demeure préoccupante, et les habitants des zones affectées continuent de vivre dans la peur de nouvelles attaques.
Grace MAUA
