Au Conseil de sécurité, le Burundi a lancé une mise en garde ferme au Rwanda après les bombardements du 4 décembre qui ont frappé la commune de Chibitoke, blessant une femme et un enfant.
Bujumbura parle d’“acte de provocation grave” et d’une “attitude belliqueuse” de Kigali. « Le Burundi souhaiterait informer cet auguste conseil qu’il a pris très au sérieux. Le message de bombes envoyé à partir du Rwanda le quatre décembre sur le sol burundais.
Dans la commune de Tshitoke, blessant une femme et un enfant. Nous considérons cet acte comme une provocation grave et une manifestation d’une attitude belliqueuse que nous condamnons fermement. Je tiens à être clair. La retenue a des limites.
Si ces attaques irresponsables devaient se poursuivre, il deviendrait extrêmement difficile d’éviter une escalade directe entre nos deux pays. Le Burundi ne pourra pas tolérer des violations répétées de son intégrité territoriale et se réserve le droit de faire usage de la légitime défense, conformément à l’article cinquante-et-un de la Charte des Nations Unies.
Le Burundi reste un partenaire fiable pour la paix et la sécurité régionale. S’il a pu défendre les populations civiles avec hauteur dans toutes les missions où il a été déployé, le Burundi ne peut pas croiser ses bras face aux provoc- aux provocations et à la violation de son intégrité territoriale », a déclaré le représentant du Burundi.
Tout en se présentant comme un acteur engagé pour la paix régionale, Bujumbura insiste qu’il ne “croisera pas les bras” face aux provocations ni aux attaques visant sa population. Cette déclaration place ouvertement Kigali sous pression et alerte la communauté internationale sur le risque d’embrasement.
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