Réunis dans la capitale qatarie, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, les Émirats arabes unis ainsi que les États-Unis ont publié une déclaration conjointe condamnant avec fermeté les frappes de missiles et de drones attribuées à l’Iran dans plusieurs pays du Moyen-Orient.
Des attaques visant plusieurs États de la région
Selon le communiqué officiel, ces frappes auraient ciblé des territoires souverains au Bahreïn, en Irak – y compris dans la région du Kurdistan –, en Jordanie, au Koweït, à Oman, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Les signataires dénoncent des attaques qualifiées « d’indiscriminées et irresponsables », affirmant qu’elles ont mis en danger des populations civiles et causé des dégâts à des infrastructures civiles stratégiques.
Une escalade jugée dangereuse pour la stabilité régionale
Les pays réunis à Doha estiment que ces actions constituent « une escalade dangereuse » et une violation de la souveraineté nationale, susceptible d’aggraver les tensions déjà vives au Moyen-Orient.
Ils soulignent notamment que le ciblage de pays non directement engagés dans des hostilités représente un facteur supplémentaire de déstabilisation régionale, risquant d’élargir le conflit au-delà des zones initialement concernées.
Coopération renforcée en matière de défense
Dans leur déclaration, les signataires affirment rester unis pour défendre leurs populations et leurs territoires, réitérant leur droit à la légitime défense conformément au droit international.
Ils saluent également la coopération régionale en matière de défense aérienne et antimissile, jugée déterminante pour limiter les pertes humaines et matérielles face aux menaces balistiques et aux attaques de drones.
La position de l’Iran
De son côté, l’Iran a justifié ces frappes en affirmant qu’elles visaient la destruction de bases militaires considérées comme hostiles à son pays. Téhéran soutient que ses actions s’inscrivent dans une logique de sécurité nationale et de riposte stratégique.
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