Les forces de sécurité congolaises ont procédé, dans la nuit de samedi à dimanche, à l’interpellation d’Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
Selon plusieurs sources concordantes, l’opération s’est déroulée au domicile privé de l’ancien dirigeant, situé à Kinshasa. Sa résidence aurait été encerclée par des éléments des services de sécurité avant qu’Aubin Minaku ne soit conduit, peu après minuit, vers une destination non révélée. À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite sur les raisons de cette arrestation.
Un contexte politique et sécuritaire tendu en RDC
L’interpellation d’Aubin Minaku intervient dans un climat politique particulièrement sensible, marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, notamment avec la rébellion de l’AFC/M23, et par une intensification des procédures judiciaires visant plusieurs figures proches de l’ancien président Joseph Kabila, autorité morale du PPRD.
Cette arrestation fait suite à celle d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, interpellé récemment dans un contexte similaire. Plusieurs observateurs y voient une pression judiciaire accrue sur les cadres de l’ancien régime.
Une affaire liée aux dossiers judiciaires sensibles
L’interpellation d’Aubin Minaku survient quelques semaines après la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila par la justice militaire congolaise. L’ancien chef de l’État est accusé de soutien présumé à la rébellion AFC/M23, une décision judiciaire qui a provoqué de vives réactions sur la scène politique nationale et internationale.
Bien que les autorités n’aient pas établi de lien officiel entre ces dossiers, le timing de l’arrestation alimente de nombreuses spéculations sur une vaste offensive judiciaire contre les cadres du PPRD.
Silence des autorités et attente de réaction du PPRD
Jusqu’à présent, le PPRD n’a publié aucun communiqué officiel concernant l’interpellation de son vice-président. De leur côté, les autorités congolaises maintiennent le silence sur la procédure en cours et sur le lieu de détention d’Aubin Minaku.
Dans l’attente de clarifications officielles, cette arrestation suscite de vives interrogations au sein de l’opinion publique congolaise et pourrait avoir des répercussions majeures sur l’équilibre politique du pays.
