Condamné à 10 ans de travaux forcés, l’ancien ministre congolais de la Justice Constant Mutamba rejette fermement la décision de la Cour de cassation. Dans une lettre manuscrite datée du 20 septembre 2026 à Kinshasa, adressée au « peuple congolais » et aux « peuples d’Afrique », il conteste les faits qui lui sont reprochés et affirme être victime d’un « complot politico-judiciaire ».

Dans cette correspondance, Constant Mutamba revient notamment sur les accusations liées à la gestion de fonds publics, évoquant particulièrement les dossiers du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) et de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Constant Mutamba conteste le détournement des fonds
L’ancien ministre affirme que les montants évoqués dans son dossier n’ont jamais été détournés. Il soutient notamment que les sommes concernées par les projets de l’ICCN ont été affectées aux travaux prévus.
Dans sa lettre, il affirme également que les prétendus 20 millions de dollars américains évoqués dans le dossier FRIVAO n’auraient jamais été détournés et rappelle, selon sa version, que le ministre de la Justice n’est pas le gestionnaire de ce fonds.
Ces déclarations constituent toutefois la version de défense de Constant Mutamba et ne remplacent pas les constatations et décisions judiciaires rendues dans son affaire.
Un procès qu’il qualifie d’« expéditif »
Constant Mutamba critique également le déroulement de la procédure judiciaire. Il affirme avoir été condamné à l’issue d’un procès de deux jours, qu’il qualifie d’« expéditif ».
Selon lui, aucun témoin n’aurait comparu et aucune preuve matérielle démontrant le détournement des fonds publics ne lui aurait été présentée.
L’ancien ministre estime que la justice aurait été utilisée pour « salir et ternir » son image auprès de l’opinion publique. Il évoque ainsi ce qu’il considère comme une instrumentalisation des institutions et des moyens de l’État contre sa personne.
« La prison n’arrête pas le destin », écrit Mutamba
Dans sa lettre, Constant Mutamba affirme également avoir servi le président de la République et la RDC avec « loyauté » et « patriotisme ».
Il accuse certains de ses anciens collaborateurs de s’être retournés contre lui en lui attribuant des ambitions présidentielles qu’il dit ne pas avoir exprimées.
L’ancien ministre invoque également plusieurs figures politiques congolaises ayant connu la prison avant de poursuivre leur parcours politique, citant notamment Patrice Lumumba, Joseph Kasa-Vubu, Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, entre autres.
« Résistance » malgré la condamnation
Constant Mutamba assure enfin que sa condamnation ne met pas fin à son combat. Il appelle ses soutiens à ne pas céder face à ce qu’il décrit comme des injustices et affirme que « la seule option qui nous reste est la lutte ».
Il conclut sa lettre par un message de détermination : « Résistance. La bataille ou la mort, nous vaincrons. »
Cette prise de position intervient après sa condamnation à dix ans de travaux forcés et relance les interrogations sur les accusations portées contre l’ancien ministre, ainsi que sur la procédure judiciaire ayant conduit à sa condamnation.
À noter : je n’ai pas accès ici à une recherche web permettant de vérifier indépendamment, au 20 septembre 2026, l’intégralité de la décision de la Cour de cassation et les éléments du dossier. Les affirmations attribuées à Constant Mutamba ci-dessus sont donc présentées comme ses déclarations contenues dans la lettre manuscrite fournie.