La coordination provinciale de la Société Civile du Congo (SOCICO) au Nord-Kivu a réagi à la récente décision du gouvernement de rendre obligatoire l’identification de tout abonné lors de l’achat d’une carte SIM en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration officielle, la SOCICO Nord-Kivu dit prendre acte de cette nouvelle mesure, tout en soulignant qu’elle ne constitue pas une véritable innovation. Selon l’organisation, des dispositions similaires existaient déjà dans le passé, mais leur application est restée insuffisante.
Une mesure jugée insuffisante face à l’insécurité
Pour la SOCICO Nord-Kivu, l’enjeu principal ne réside pas seulement dans l’enregistrement des utilisateurs de cartes SIM, mais surtout dans la capacité de l’État à mettre en place des mécanismes de contrôle efficaces pour lutter contre la criminalité.
La structure citoyenne estime qu’il aurait été plus pertinent de renforcer les dispositifs de traque et de démantèlement des réseaux criminels opérant dans le pays. Elle cite notamment les auteurs d’enlèvements, les réseaux de fraude, ainsi que les collaborateurs de groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans la province du Nord-Kivu, la SOCICO rappelle que la population attend avant tout des actions concrètes pour sa protection.
Appel à des mesures adaptées au contexte sécuritaire
La coordination provinciale appelle ainsi les autorités congolaises à adopter des mesures sécuritaires plus opérationnelles, capables de décourager les malfaiteurs et de protéger efficacement les citoyens et leurs biens.
Pour la SOCICO Nord-Kivu, la lutte contre l’insécurité doit aller au-delà des annonces administratives et s’appuyer sur une stratégie de terrain, adaptée aux réalités locales.
Cette réaction intervient alors que la question de la sécurité des communications et de la traçabilité des abonnés téléphoniques suscite un large débat en RDC, notamment dans les zones affectées par les conflits armés.
Signée par Amani Kasiki Étienne, coordonnateur provincial de la SOCICO Nord-Kivu, cette prise de position relance le débat sur l’efficacité des politiques publiques en matière de sécurité et de protection des populations civiles.
LA REDATION
