Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution de 2006 continue d’alimenter les discussions politiques en République démocratique du Congo, malgré un contexte sécuritaire préoccupant dans l’Est du pays.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, évoque un débat démocratique tout en rappelant que la priorité reste la reconquête de l’intégrité territoriale face à l’insécurité persistante.
Pour sa part, Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, a critiqué les propos de Augustin Kabuya, qui justifiait l’idée d’une révision constitutionnelle en invoquant les précédents historiques de Mobutu Sese Seko et des Kabila.
Katende rejette cet argument, estimant que les contextes ne sont pas comparables et que la Constitution actuelle fixe des limites claires. Il appelle également au respect de la diversité d’opinions, soutenant la position du sénateur Modeste Bahati Lukwebo et invitant le président Félix Tshisekedi à la prudence.
De son côté, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) condamne un climat d’intolérance politique et appelle les autorités à se concentrer sur les urgences nationales, notamment la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Dans un communiqué publié le 9 mars 2026, la LUCHA met en garde contre toute tentative de modification de la Constitution dans un contexte fragile et appelle à sécuriser l’Est du pays, mettre fin aux intimidations contre les voix critiques et organiser un dialogue national pour résoudre les crises sécuritaire et institutionnelle.
Arsene Kavyavu
