Les combats entre la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, et les forces gouvernementales dans le Sud-Kivu continuent de provoquer des déplacements massifs vers les provinces voisines, notamment le Tanganyika.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), près de 28 000 personnes, principalement originaires d’Uvira, Baraka et Makobola, ont été identifiées dans la zone de santé de Nyemba, territoire de Kalemie.
Cet afflux représente environ 74% de la population locale et exerce une pression importante sur les capacités d’accueil. La majorité des déplacés est hébergée dans des écoles et des églises, avec des besoins urgents en santé, nutrition, abris, sécurité alimentaire, eau, hygiène et assainissement.
Depuis le 2 décembre dernier, près de 500 000 personnes ont fui les affrontements dans le Sud-Kivu, trouvant refuge dans des espaces publics ou auprès de communautés déjà sollicitées. La crise a également des répercussions régionales, au Burundi, environ 85 000 réfugiés congolais et Burundais de retour ont intensifié la pression sur un système humanitaire fragile.
Pour répondre à cette urgence, une enveloppe de 13,5 millions de dollars a été débloquée par l’OCHA, dont 10 millions pour l’est de la RDC et 3,5 millions pour le Burundi. Les autorités burundaises soulignent que les combats ayant conduit à l’occupation d’Uvira par l’AFC/M23 ont également affecté la sécurité de leur territoire.
Elie Katshiamu

