En République démocratique du Congo, la polémique enfle autour des déclarations récentes de Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Ce dernier a dénoncé avec fermeté ce qu’il qualifie de « mauvaise foi » de certains observateurs et courants d’opinion qui affirment que Fulgence Muteba, archevêque de Lubumbashi et président de la CENCO, condamnerait pour la première fois l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon Mgr Donatien Nshole, cette lecture est non seulement erronée, mais aussi délibérément trompeuse. Il rappelle que Mgr Fulgence Muteba s’est exprimé à plusieurs reprises, tant individuellement qu’au nom de la CENCO, sur la dégradation continue de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, ainsi que sur l’implication présumée de l’armée rwandaise dans l’appui à l’AFC/M23.
« Dire que le président de la CENCO parle aujourd’hui pour la première fois de l’insécurité à l’Est relève d’une manipulation de l’opinion », a insisté Mgr Nshole, soulignant que l’Église catholique congolaise a toujours élevé la voix pour dénoncer les violences, les massacres de civils et les ingérences étrangères.
Le secrétaire général de la CENCO a également rappelé que les prises de position de l’épiscopat congolais sont documentées à travers des communiqués officiels, des homélies, des interviews et des messages pastoraux adressés aussi bien aux autorités nationales qu’à la communauté internationale. Ces interventions visent, selon lui, à interpeller les consciences, promouvoir la paix et défendre la souveraineté nationale.
Dans un contexte marqué par la poursuite des combats et l’aggravation de la crise humanitaire à l’Est du pays, Mgr Donatien Nshole appelle enfin à une lecture honnête et responsable des déclarations de l’Église, loin des raccourcis médiatiques et des interprétations politisées.
